DE L'INVOLUTION A L'EVOLUTION

L'ALLEGORIE DE LA STALAGMITE

STADE 1:

   L’Âme cherche à s’individualiser, à amener un corps sur Terre et elle le construit.

Nous, du point de vue du corps, on ne sait pas ce qu’est l’Âme. Nous avons donc la certitude que nous nous construisons par nous-même, pièce par pièce.

On va grandir, devenir adolescent, construire notre corps émotionnel, notre corps mental, puis notre personnalité…. On va grandir petit à petit comme une stalagmite.

Au bout d’un temps, la stalagmite devient adulte, autonome et a le sentiment de s’être entièrement construite à coup d’effort, de sacrifices, à force de persévérance…

Et si on lui demande jusqu’où elle va évoluer, elle dira qu’elle cherche à atteindre la voûte de la caverne, le plus possible en tout cas, le progrès étant incessant.

La stalagmite continue à évoluer et à grandir et mène parallèlement à cela une démarche spirituelle. Elle veut découvrir l’Ame qu’elle pense être et continuer à grandir toujours plus.

La stalagmite pense qu’elle s’est construite d’elle-même. Comme nous nous croyons que nous évoluons par nous-même.

Ce qui implique que si un jour nous avons un problème, la faute nous revient fatalement.

On s’est trompé où ? Dans notre passé.
La faute peut revenir à nos parents, nos professeurs etc…

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STADE 2:

   Puis, dans notre évolution de conscience, on va prendre les autres en considérations. On va lever les yeux vers la voûte, vers le ciel et cesser de se regarder nombriliquement.

Et là, la stalagmite découvre avec surprise la stalactite.

Qu’est-elle ?

Elle est l’Âme qui depuis le début et depuis des très nombreuses vies construit la "stalagmite". C’est parce que la "stalactite" goutte que la stalagmite existe et que progressivement elle se construit.

La stalactite est l’Âme et  elle est le reflet opposé de la stalagmite ou plus exactement, elle est son reflet inversé.

Cela signifie que les valeurs que voit la stalagmite (personnalité) ne sont pas les mêmes pour la stalactite (Âme), qui, elle, voit le monde réel.

Tout ce que voit la stalagmite (la petite personnalité) est déformé, inversé.

Ainsi, les qualités et vertus,au niveau de l’Âme, deviennent des défauts du point de vue de la personnalité.

Ne dit-on pas: "Trop bon trop con", vulgairement? Cela signifie qu'être bon est une faiblesse et non une  qualité dont les "loups" peuvent abuser.

Ainsi, dans nos sociétés, les médias et les gouvernements font, d'une certaine manière, l’apologie de la cupidité, de l’argent, des émotions, du sexe bestial, de la réussite au détriment du reste du monde, en usant et abusant du mensonge, de la peur,  de la violence, des fausses croyances, de la guerre, des divertissements, de la fourberie et de la culpabilisation...

        

======> banques, multinationales comme Monsanto, destruction de l’environnement, chômage de masse pour augmenter les prix des actions, empoisonnement sous prétexte de vaccination, famine volontaire ou guerres religieuses….).

Sur beaucoup de plan, l’Amour est atrophié en un petit sentiment de rien du tout, l'attachement est roi…

LES 9 DEFAUTS DE LA PERSONNALITE:

   La personnalité c'est l'identité psychologique distinctive propre à chaque personne. Elle se développe à partir de la somme des expériences vécues et est influencée, entre autres, par le milieu famillial, l’éducation et votre milieu social. Ce développement résulte de l'appréciation que fait une personne des différences qu’elle observe chez les autres par rapport à elle-même. Ces différences produisent, à des degrés divers, une chaîne d’attitudes de soumission et de domination modificatrices, qui construisent ce qui devient progressivement la personnalité de cette personne. S'il est vrai que « L'habit ne fait pas le moine », il n'en reste pas moins vrai que c'est à partir de la perception de notre personnalité que nous sommes apprécié ou déprécié par les autres etque nous appréhendons notre réalité.

Les  8 types de personnalité:

Sentimentale introvertie

La personnalité sentimentale introvertie correspond aux personnes solitaires ayant beaucoup de mal à établir des relations avec les autres.

Elles peuvent être maussades et mélancoliques. Elles font tout leur possible pour passer inaperçues et elles aiment rester dans le silence.

Perceptive extravertie

Les individus perceptifs extravertis ont une faiblesse particulière pour les objets, auxquels ils attribuent même des qualités magiques, même s’ils le font de façon inconsciente.

Les idées ne les passionnent pas, contrairement aux corps concrets. Ils cherchent le plaisir avant tout.

Perceptive introvertie

Ce type de personnalité concerne bien souvent les musiciens et les artistes.

En effet, les personnes perceptives introverties se focalisent tout particulièrement sur les expériences sensorielles: elles accordent une grande valeur à la couleur, à la forme, à la texture…

Elles aiment le monde de la forme et les expériences intérieures.

Intuitive extravertie

C’est la personnalité type de l’aventurier. Les personnes intuitives extraverties sont très actives et inquiètes. Elles ont énormément besoin de stimulation en tout genre.

Elles sont tenaces pour atteindre leurs objectifs et une fois qu’elles y sont parvenues, elles passent au suivant en oubliant le précédant.

Le bien-être des personnes qui les entourent importe peu.

Intuitive introvertie

Ces personnes sont extrêmement sensibles aux stimulations les plus subtiles. La personnalité intuitive introvertie correspond aux personnes qui « devinent » pratiquement ce que les autres pensent, ressentent ou s’apprêtent à faire.

Elles sont imaginatives, rêveuses et idéalistes. Cependant, il leur est difficile de « garder les pieds sur terre ».

Jung a pu affirmer qu’il existait deux grands types de caractère : le caractère introverti et le caractère extraverti.

Selon Jung, à partir des fonctions psychologiques de base et des deux types de caractères fondamentaux, il existe huit types de personnalité bien distinctes.

Réfléchie extravertie

La personnalité réfléchie extravertie correspond aux individus cérébraux et objectifs, qui agissent quasiment exclusivement en fonction de la raison.

Ils ne prennent pour acquis que ce qui est affirmé avec des preuves suffisantes. Ces personnes sont peu sensibles et peuvent même parfois être tyranniques et manipulatrices avec les autres.

Réfléchie introvertie

Le réfléchi introverti est une personne avec une grande activité intellectuelle, mais qui a du mal à se lier aux autres.

C’est une personne généralement obstinée et très tenace au moment d’atteindre ses objectifs. Parfois, on la voit inoffensive et intéressante à la fois.

Sentimentale extravertie

Les sentimentaux extravertis sont des personnes ayant une grande capacité à comprendre les autres et à établir des relations sociales.

Cependant, il leur est difficile de s’éloigner du troupeau et elles souffrent lorsqu’elles sont ignorées par leur entourage. Enfin, ces personnes sont très adroites en matière de communication.

Pour illustrer ces 9 défauts de la personnalité, on va se référer à l'un des travaux d'Hercule:
le 8éme travail (selon Alice Bailey) ou la Destruction de l'Hydre de Lerne (cf. signe du scorpion).

Hercule reçoit pour mission de tuer l'hydre  de Lerne, monstre symbolique  immortelle, doté de neuf têtes qui se régénèrent chaque fois qu’elles sont détruites, menaçant les troupeaux aussi bien que les récoltes.

Cette Hydre multiforme est aussi une image allégorique qui personnifie clairement le Mental avec tous ses défauts psychologiques (le Moi, le Moi pluralisé ou les agrégats psychiques).

Ce monstre tapis au fond de soi-même (le marais où elle vit) est l’incarnation de tout ce que l’on a enfoui pour le cacher, pour l’oublier, pour le nier. En maîtrisant par le mental nos attitudes et nos comportements dans la vie courante,nous nous voyons plutôt intègre, équilibré et serein. Le monstre horrible aux multiples têtes était endormi  dans son marécage mental.

En effet, l’Hydre de Lerne hiberne en temps normal, mais quand des situations extrêmes se révèlent, le monstre se réveille.

LES 3 DÉFAUTS DU CORPS PHYSIQUE
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LES 3 DÉFAUTS DU CORPS EMMOTIONNEL
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LES 3 DÉFAUTS DU CORPS MENTAL
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Pourquoi couper les têtes de l'hydre est vain?

   Il est vain de couper ses propres têtes car elles repoussent aussitôt et en triple exemplaire. Cela signifie que plus nous tentons de cacher nos défauts, de travailler sur eux, plus nous les combattons, plus nous essayons de les maîtriser ou de les nier,..., PLUS ILS SE RENFORCENT.

Hercule (selon la symbolique de Bailey) ne terrasse pas la "bête", qui est en chacun de nous, en la décapitant mais en l'exposant à la Lumière du Soleil.

En effet, le marais dans lequel vit ce dragon à 9 têtes est recouvert d'une brume d'environ 2 mètres de hauteur et qui  obscurcie  le lieu, tamisant fortement la lumière solaire.

Pour se débarrasser de l'hydre, Hercule va la prendre et la soulever au-dessus de sa têtes et de cette brume, symbole de nos méandres mentaux, et l'exposer ainsi à la Lumière divine.

Peu à peu l'hydre va perdre  ses forces et va finalement mourir.

Et bien nous devons faire pareil en lâchant prise .

Voir le signe du scorpion pour plus d'explications.

STADE 3:

   La stalagmite croit alors comprendre qu’il faut qu’elle grandisse encore et encore jusqu’à atteindre son Âme, la stalactite.

Puisqu'elle est en haut (de ma grotte), il me reste qu'à devenir plus grand, meilleur, plus instruit,..., afin de me fondre en elle.

Mais elle n’a rien compris, en fait, car stalagmite et stalactite ne forment qu’UN depuis le début, depuis toujours.

En réalité, sa vraie nature, sa vraie conscience, le reflet par laquelle elle pense, c’est la stalactite,  son Âme. L'une est en séparativité, l'autre en unité.

   C’est pour cela que l’évolution spirituelle est si difficile. Car on pensée qu’il suffit de grandir pour l’atteindre, suite logique à notre évolution.

   Il va lui falloir passer de l’autre côté. Il va falloir à un moment donné quitter le monde de la stalagmite pour aller dans celui de la stalactite.

 

Comment?

Il va falloir  lâcher l’identification (à la stalagmite) à la personnalité, notre outil, notre moyen, et devenir l’Âme.

 

Car c’est l’Âme qui grandit en nous qui fait que l’outil se peaufine et se développe.

Il faut que l’Union entre les deux se fasse et alors tout ce qui vient de la voûte céleste, de la montagne, va passer par la stalactite  pour aller jusqu’à la stalagmite.

Ainsi, quand Âme et personnalité fusionneront enfin, toutes les qualités de l’Âme ruissellent à travers la personnalité et l’Amour, l’Unité commencera à exister sur Terre.

Cela demande deux choses :

= Faire un lâcher-prise     ====> Cela nécessite de prendre conscience que nous ne sommes pas la stalagmite, c'est-à-dire la personnalité, mais que nous sommes l'Âme sans cesse en action.

                                             

= Avoir une autre vision   ====> Cela va nous demander une inversion….de tout voir, de tout concevoir autrement.

Il est demandé d’arrêter de fantasmer que l’on dirige tout (depuis la stalagmite) et que la réalité c’est la stalactite.

Il faut comprendre que je fais la volonté de l’Âme et non la mienne.

Donc, c’est l’Âme qui depuis le départ, de vie en vie, construit le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental puis prend le pouvoir dans la partie évolutive.

Qui nous fait avancer sans arrêt, c'est l’Âme.

Qui nous met dans la panade régulièrement, c’est encore l’Âme aussi.

Qui nous met des bâtons dans les roues, fait surgir des problèmes , toujours Elle.

Parce que l’Âme cherche constamment à ce que l’on avance, Elle ne cherche absolument pas notre bonheur (ni notre malheur) même si elle reconnait que le bonheur est indispensable pour la personnalité.

Conclusion :

C’est la stalactite qui construit la stalagmite. C’est l’ « eau » du divin qui construit la stalactite.

La stalagmite se construit  au fur et à mesure, attirée comme un aimant vers le haut, vers la stalactite.

Cette tension magnétique va amener la stalagmite à penser « Âme » et  à découvrir la stalactite.

La stalagmite correspond au 4ème règne de la nature…. et la stalactite au 5ème règne (monde de l’Âme).

Or l’Âme n’est pas dans la continuité de la personnalité. La personnalité n’étant que le reflet inversé de l’Âme. D’un côté la valeur fondamentale est « moi » ou l’individu. Du point de vue de la stalactite, c’est le groupe, la globalité, l’Amour.

Il ne faut donc pas attendre que les 2 fusionnent, mais que la personnalité passe de l’autre côté en comprenant que nous sommes la stalactite construisant la stalagmite.

Pour passer de l’un à l’autre on utilise la méditation, le détachement à la personnalité en s’identifiant à sa vraie nature qu’est la stalactite avec son nouveau système de valeur associé. Méditer pour trouver son véritable Soi est un développement fondamental.

Voir en complément les articles sur la MEDITATION, sur l'EVEIL, sur l'évolution de l'être à travers les 12 TRAVAUX D'HERCULE.

L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE DE PLATON

D’où vient cette eau qui goutte depuis la stalactite jusque sur la stalagmite ?

  Elle provient de la montagne. Dominant le monde des hommes, la montagne se trouve à la limite du ciel et de la terre, elle exprime la rencontre du temporel et du spirituel. Son caractère massif incarne la pérennité et l’éternité. Elle symbolise,  pour tous les peuples, la proximité des dieux.

 

La montagne se révèle aussi comme étant  le lieu  de la présence divine : l’Olympe en Grèce, le Fuji-Yama au Japon, le Sinaï, les pyramides d'Egypte, le Mont-Saint-Michel, le mont Bugarach, le mont Ararat (Arche de Noé)...

La montagne symbolise aussi la verticalité.

L'Olympe, séjour des dieux de la Grèce antique, le mont Kailasa sur lequel Siva trône en position de yogi, le Kouen-louen, la plus fameuse montagne mythique de Chine, où réside l'empereur céleste : en Occident comme en Orient, les hommes ont peuplé les montagnes de dieux et de démons. Depuis l'aube des temps, mais pour des raisons différentes, ils les ont vénérées. Certains y ont vu le centre du monde, d'autres le lieu de communication entre le Ciel et la Terre.

 

Certains y ont situé le paradis, d'autres les ont imaginées comme des espaces sauvages, cachant monstres et animaux fabuleux. D'autres encore y ont attendu la fin du Déluge, comme Noé qui posa son arche sur le mont Ararat, ou Yama qui édifia un fort sur la plus haute montagne d'Iran pour y abriter un représentant de chaque espèce vivante. Les montagnes sont au cœur des grandes religions monothéistes : c'est sur le Sinaï que Dieu transmet à Moïse les tables de la Loi, c'est sur le Golgotha que le Christ meurt puis ressuscite, c'est sur le Djabal Nur que l'archange Gabriel apparaît à Mahomet et lui demande de prêcher la parole divine.

 

De par le monde, des milliers de pèlerins continuent de gravir rituellement des montagnes sacrées. La montagne a toujours fasciné mais aussi fait peur, et cette ambivalence, que l'on retrouve dans tout ce qui est sacré, a nourri de nombreuses mythologies où l'on découvre de surprenants archétypes.

C’est un pont entre le bas et le haut et sa fonction consiste à relier  les dimensions terrestres et célestes.

La caverne...de Platon.

   La caverne est un lieu de passage de la terre vers le ciel. Dans une allégorie, Platon imagine des prisonniers enchaînés au fond d’une caverne. Ces prisonniers prennent pour le réel ce qui n’est que le reflet d’une image. Ils sont dans l’illusion totale. C’est pourquoi le monde visible est appelé " le monde des apparences ". Nous croyons connaître, dit Platon, le monde tel qu’il est vraiment, mais en fait, nous n’avons accès qu’à son apparence. Les habitants de la caverne, c’est nous, l’humanité. La caverne, chez Platon, signifie... notre monde, où la marche vers l'intelligence commence par la délivrance de ses liens, et l'ascension hors de la caverne.

 

Un petit nombre y parvient parfois et ceux-ci commencent une ascension libératrice. Platon veut démontrer que le contraste entre l'obscurité de la caverne et la lumière de l'extérieur est le même que celui qui existe entre le monde visible et le monde des idées. Après avoir quitté la caverne et contemplé le monde véritable, le philosophe pourra et devra revenir à l'intérieur pour instruire et éclairer les autres hommes.

 L'allégorie de la caverne est une métaphore du courage du philosophe, de la prise de conscience de sa responsabilité vis-à-vis des autres hommes, de son devoir de pédagogie.

 L’homme, nous dit Platon, qui se contente des apparences reste un esclave enchaîné à ses certitudes. La réalité intelligente appartient à celui qui prend le risque de la confrontation à l’autre, qui séjourne dans la Lumière, fut-elle éblouissante.

À travers cette allégorie, Platon met en scène la condition humaine, la nôtre, mais également celle de nos ancêtres. Pour lui, nous sommes tous prisonniers d’une caverne.

 

Cette caverne dans laquelle nous sommes pris au piège, c’est l’illusion. Platon affirme que nous vivons tous dans l’illusion. Nous sommes prisonniers de nos jugements, de fausses idées reçues, de croyances… Et tout ça, ça nous empêche de vivre dans la vérité ; puisque ce que nous croyons savoir est faux, notre rapport avec le réel est donc complètement erroné.

   Nous sommes plongés dans une grotte souterraine, qui symbolise notre enfermement, notre médiocrité et notre impuissance. Platon imagine que nous sommes prisonniers de cette caverne depuis l’enfance, autrement dit : nous avons peu d’expérience de la vie, nous sommes naïfs, inconscients, et blindés de fausses croyances. On croit alors que cette caverne, c’est la vraie vie, la vérité, le réel — et on ne cherche pas plus loin, on est content.

 

Pour rendre le truc encore plus glauque, Platon rajoute à cela des marionnettistes, des manipulateurs qui montrent aux prisonniers des ombres toutes fabriquées. Ces méchants marionnettistes qui manipulent les prisonniers peuvent être soit des hommes politiques, qui font tout pour nous maintenir dans l’illusion ; soit des sophistes, ces faux philosophes qui enseignent comment manipuler par le langage, avec des discours creux.

 

Ces ombres (= idées reçues, fausses croyances) sont de simples reflets, elles sont immatérielles, déformées… Et pourtant, les prisonniers croient qu’elles sont réelles car ils les ont vues toute leur vie — un peu comme nous, enfant, quand on vu le Père Noël, on a longtemps cru qu’il existait.

Conclusion de l’étape 1 : l’existence de ces prisonniers est très pauvre, car leur réalité est illusoire.

   Cette étape 2 vient de la rencontre des prisonniers avec le philosophe. Le philosophe va venir bouleverser leurs croyances antérieures, et instaurer le doute dans leurs certitudes. Il force alors les prisonniers à se relever, à marcher en dehors de la caverne.

 

Mais, les prisonniers qui étaient bien au chaud dans leur caverne ont peur d’en sortir, car le monde extérieur (= la connaissance) leur est inconnu. Jusqu’à la fin, ils sont tentés de faire demi-tour, pour retrouver une réalité familière et confortable, mais le philosophe est costaud, et les empêche de retourner dans leur ignorance.

 

Conclusion : Les prisonniers commencent à comprendre qu’ils ont été manipulés. Ils prennent conscience des ombres (= les illusions dans lesquelles ils ont été bercés), des méchants marionnettistes… Et ils prennent leur courage à deux mains et sortent de la caverne.

   Une fois sortis de la caverne, les prisonniers sont éblouis (rappelez-vous, ils n’ont jamais vu la lumière du jour !). Mais cela symbolise aussi leur premier contact avec la vérité.

 

Délivrés de la caverne, les prisonniers deviennent heureux, leur rapport à la connaissance, au vrai, change complètement leur existence et développe leur altruisme.

 

Alors qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ils vont redescendre dans la caverne pour chercher leurs camarades prisonniers — et leur dire que c’est trop bien dehors.

 

Certes, redescendre dans la caverne, c’est prendre un énorme risque. D’abord, les prisonniers vont subir les moqueries de ceux restés à l’intérieur car ils sont en total décalage. Ensuite, redescendre, c’est prendre le risque de ne jamais en ressortir.

 

Mais pour Platon, une fois que l’on en est sorti, une fois que l’on a côtoyé la connaissance, le savoir, il est impossible de retourner dans l’ignorance, car la connaissance est source de bonheur pour l’homme.

Comment connait-on réellement le monde ?

 

Platon se sert également de l’allégorie de la caverne pour nous dire que nous avons deux manières d’appréhender le monde, les choses autour de nous : une approche sensible et une approche intelligible.

 

Par exemple, si je vous demande de me définir le mot « cercle », vous pouvez soit me dessiner un rond — ça c’est l’approche sensible ; soit me donner la définition de l’idée de cercle — ça, c’est l’approche intelligible.

 

Il s’agit de deux approches différentes. Et pour Platon, l’éducation, c’est-à-dire connaître réellement la vérité sur les choses, consiste à passer de l’illusion du sensible, à la connaissance intelligible des choses. Car le sensible est toujours subjectif — le cercle que vous m’auriez dessiné aurait pu être ovale, et non tout à fait rond. Et là, on aurait été dans le faux, car un rond, c’est rond.

 

Pour finir sur la caverne de Platon …

 

L’allégorie de la caverne de Platon, c’est justement cette distinction entre le sensible et l’intelligible. Platon ne nous dit pas de répudier pour autant notre approche sensible des choses, mais de comprendre que le sensible ne permet pas la science.

 

Le savoir ne se trouve pas dans nos croyances, opinions ou sensations (= les ombres dans la caverne), mais dans une vérité intelligible, que Platon appelle les Idées.

 

L’allégorie de la caverne, c’est donc une invitation à sortir de l’ignorance dans laquelle nous nous trouvons, et reconnaître l’intelligence présente en nous pour aller vers la connaissance.

LE BONHEUR:UNE VISION UNIQUE ET PERSONNELLE

L’ADN et réalité :

 

L’ADN défini aussi notre réalité et notre potentiel au Bonheur, bien-être...

Et non, nous ne sommes pas non plus égaux quant à l’accessibilité au bonheur.

 

Il faut savoir que votre bonheur est déterminé à 50 % par vos gênes. C'est notre atavise, notre héritage.

Mais il est aussi conditionné à 40 % par nos choix de vie, nos engagemnts, nos actions, nos comportements, nos rencontres, notre environnement social…

Restent 10% qui correspondent aux conditions extérieures c'est-à-dire si nous vivons dans un pays ou tel autre, dans une famille riche ou pauvre, etc... = le milieu social.

Donc, 50% de mon "humeur" va dépendre si génétiquement mon corps est capable de synthétiser une hormone plutôt qu'une autre.

Cela aussi nous montre que la réalité est une fois de plus subjective.

Quelles sont ces hormones?

Il y en a 4:Dopamine, ocytocine, sérotonine, endorphine

Ces 4 substances chimiques endogènes (produites par l’organisme) jouent un rôle clé dans nos ressentis positifs. Manquer d’une ou de plusieurs d’entre-elles peut amener l’individu dans un certain marasme,  nous mettre dans une autre réalité subjective.

Dopamine : plaisir et action

La sécrétion de dopamine est provoquée par des situations évaluées comme agréables par notre cerveau et génère un sentiment de plaisir (ce que l’on ressent lorsqu’on mange un morceau de chocolat ou qu’on gagne à un jeu, par exemple).

 

Le plaisir alors ressenti devient un formidable encouragement à l’action pour atteindre nos objectifs et créer à nouveau cette sensation (d’où un risque de dépendance à la dopamine).

 

La dopamine nous donne alors envie de faire, d’expérimenter et de relever des défis. Au contraire un faible niveau de dopamine se retrouve chez les personnes ayant une tendance à la procrastination ou à manquer d’enthousiasme et chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Endorphine : bien-être

Cette hormone est bien connue de tous les sportifs (et des rieurs également !) car elle provoque un sentiment de calme, de bien-être voire d’euphorie, tout en réduisant le stress et l’anxiété. Elle a également un effet antalgique important

=====> faire du sport et rire...

NB/ Les plaisirs et les besoins du corps déclenchent la sécrétion de dopamine par le cerveau. La dopamine excite les neurones et quand les neurones sont trop excités, très fréquemment, ils meurent. Cf. processus de drogue=développement d’addiction.

La fois suivante, on va avoir besoin d’une plus grosse dose pour avoir les mêmes effets car il y a moins de récepteurs à occuper.

 

Et on va avoir besoin de plus en plus de dose jusqu’à prendre une énorme dose qui n’aura aucun effet=addiction.

 

Sérotonine : régulateur de notre humeur: le bonheur

La sérotonine est bien connue pour être impliquée dans les phénomènes de dépression.

Elle est produite lorsque nous nous sentons reconnus à notre juste valeur, lorsque notre estime de nous-même est bonne. Elle nous fait sentir serein et optimiste alors qu’un manque de sérotonine favorise irritabilité et impulsivité.

 

Comme l’endorphine, la sécrétion de sérotonine est facilitée par l’activité physique. De plus, l’exposition au soleil favorise également un taux satisfaisant de sérotonine.

Ocytocine : l’hormone sociale: la joie

L’ocytocine joue un rôle clé dans nos relations sociales.

En effet, elle est produite lors de relations sociales positives (par exemple : un câlin, des compliments reçus ou donnés, lorsque nous faisons ou recevons un cadeau…). Cf. relation mère/enfant.

 

Elle crée en nous un sentiment d’intimité et de confiance qui facilite en retour les interactions sociales et les comportements de type altruiste ou coopératifs.