QU'EST-CE QUE LA RÉALITÉ?

LA CARTE DU MONDE

Notre carte du Monde ou notre représentation de la réalité.

   Nos yeux ne sont pas simplement une fenêtre  sur le monde qui nous entoure.

Voir, c’est être sensible aux informations venues du monde extérieur, mais c’est aussi les sélectionner, les organiser et les interpréter en fonction de nos schémas mentaux.

   On peut l'illustrer ainsi: "La carte n'est pas le territoire".Cela signifie que la carte topographique n'est pas une représentation, une illustration du territoire et est en rien le territoire en lui-même.

"La carte n’est pas le territoire" signifie donc que "La représentation n’est pas la chose qu’elle représente."

Représentation et chose représentée sont sur deux niveaux logiques différents. Tout comme la carte n’est pas le territoire, l’image que nous nous faisons du monde "réel" n’est pas le monde "réel". Avec nos organes des sens et notre cerveau nous construisons nos cartes mentales du monde (extérieur et intérieur). Les cartes nous aident à nous orienter dans le monde "réel" des événements, perceptions, sentiments... C’est l’ensemble de ces cartes mentales que nous nommons en PNL : Modèle du Monde (ou Vision du monde).

                                    Chaque modèle du monde est unique

 

Comment se construit une carte du monde? Elle est  la résultante de 3 composantes:

     - Tout commence par notre PERCEPTION.

 

   Dans une foule, ce qui est vu, entendu, ressenti est très différent selon l'individu. Si nous voyons un film, dans un cinéma, certains trouveront ce dernier digne d'un chef-d’œuvre alors que d'autre le détesteront.

Pourquoi?

Parce que notre système sensoriel n'est pas fiable. Il filtre l'information.

La perception ne se résume donc pas à la simple réception de données venues du réel, comme si nos yeux étaient une fenêtre ouverte sur le monde et le cerveau un observateur passif du spectacle du monde. Les informations en provenance du monde extérieur sont sélectionnées, décodées, interprétées. La perception est une lecture de la réalité. Cette lecture passe par plusieurs étapes mises au jour par les psychologues de la perception. Trois étapes au moins : sensorielle, perceptive et cognitive.

LA PERCEPTION SENSORIELLE:

   Ce que nous appréhendons par nos sens physiques nous leurre car ils sont limités et en aucun cas ils ne reflètent la réalité.

Notre vue, par exemple, ne capte qu'une infime partie du spectre lumineux.

La vision des couleurs est limitée à un spectre précis. Nous ne voyons ni les rayons ultraviolets ni la lumière infrarouge qui nous entourent (alors que certains insectes ou oiseaux le peuvent) ; de même, la gamme de perceptions sonores est limitée (les ultra- et infrasons existent mais nous ne les percevons pas). Il en va de même pour l’odorat ou le goût. Notre rapport à l’environnement extérieur est donc modelé par la sensibilité de nos capteurs sensoriels.cerveau va recevoir nos réceptions limitées d'images sous formes d'impulsions électriques mais va traiter qu'une infime quantité de ces informations. Pourtant, beaucoup d'entre-nous considèrent  ses perceptions comme une finalité ultime de leur expérience de vie.

L’ÉTAPE PERCEPTIVE:

Cette perception arrive dans notre cerveau et vient alimenter notre vécu, la somme de nos expériences passées. A ce moment notre vécu va fortement influencer notre perception. Ce traitement perceptif consiste à dépasser les strictes données sensorielles pour les mettre en forme.

Ainsi, les formes nous aident à organiser les données de l’environnement en repérant les distinctions fond/forme, les contours des objets, en déformant ou complétant au besoin les éléments manquants pour redonner aux choses une certaine cohérence.

Peu à peu, notre vécu va influencer fortement nos perceptions et va  plus ou moins systématiquement "teinter", connoter, classifier,..., chacune d'entre elles en fonctions des valeurs que nous sommes crées, au fur et à mesure.

L’ÉTAPE COGNITIVE:

Cette troisième étape est celle de l’interprétation des données. Elle se greffe sur les niveaux précédents de la perception. Elle consiste à attribuer une signification à l’information.

Notre perception se confronte à nos valeurs, à notre éducation et à tout ce qui nous a construit au fil du temps. Nous allons aussi chercher à valider ou invalider notre perception en fonction.

« L’ennui, avec les humains, c’est qu’ils voient l’univers avec leurs idées plus qu’avec leurs yeux », écrit Boris Cyrulnik. Autrement dit, chez les humains, voir le réel, c’est donc le lire d’une certaine façon. Cette lecture passe par plusieurs dispositifs  ou filtres de traitement de l’information imbriqués.

 

SECONDE COMPOSANTE DE NOTRE CARTE DU MONDE: NOTRE VÉCU

Notre vécu représente la somme de nos expériences passées et va fortement influencer toutes nos perceptions. Nous pouvons le comparer à un "cloud" informatique dans lequel est stocké la façon dont nous avons été éduqué, surtout les 7 premières années de notre vie, notre éducations, tout ce qui a été ingurgité lors de notre scolarisations et formations diverses, afin de faire de nous des lions, conditionnés à consommer, voter etc... On y trouve aussi nos influences familiales, amoureuses, amicales et professionnelles...

Tout cela finit par créer notre personnalité, nos réflexes conditionnés, nos habitudes (vies mineurs), nos croyances (qui sont des faits factuels que nous allons généraliser), nos codes sociaux, etc..., qui vont contribuer à ce que nous vivons dans une monde non objectifs, fait de filtres, de prismes...et donc d'illusions.

INFO+

LES 5 BLESSURES DE L'ÂME

Les blessures de l’âme sont des blessures profondément ancrées en nous. Ces marques se sont gravées dans notre subconscient lors de l’enfance, et elles nous accompagnent depuis. Elles nous sont souvent transmises par nos parents, qui ont été également blessés dans leur enfance. Ces blessures jouent un rôle majeur dans notre vie, puisqu’elles conditionnent nos apports aux autres, notre comportement, nos pensées, nos émotions et, par conséquence, la manière dont nous allons aborder notre réalité à travers nos sens imités.

C’est le psychiatre John Pierrakos, repris par Lise Bourbeau, qui fut le premier à s’y intéresser de près. Il les identifia, les regroupa en 5 catégories, puis établit le lien entre les blessures intérieures et l’apparence extérieure de l’individu.

 

1. La blessure du rejet: le masque du fuyant

Naissance de la blessure:

  • naît dans la plupart des cas du fait que l’enfant est non désiré et rejeté par un parent.

  • l’enfant ne se sent pas accepté ni accueilli par le parent du même sexe.

Caractéristiques du fuyant:

  • Sensible au remarque du parent du même sexe

  • N’ose pas donner son opinion, parle peu

  • Se sent continuellement rejeté

  • Doute de son droit à l’existence et de son droit à l’amour

  • Fuit les situations où il pourrait se sentir rejeté

  • Ne s’attache pas à l’argent ni aux biens matérielles

  • Sabote ses relations

  • Cherche constamment la validation d’autrui

  • S’isole, recherche la solitude

  • Ne se donne pas le droit à l’erreur

  • Principale peur: panique

Caractéristiques physiques du fuyant:

  • Corps étroit et contracté

  • Problème de peau

  • Problème de santé: arythmie cardiaque, soucis respiratoires, diarrhée

Pour se guérir et se libérer:

  • Se pardonner et pardonner aux autres

  • Prendre conscience de sa blessure et l’accepter

  • Arrêter de fuir dans toute situation

  • Affronter sa peur

  • Oser s’affirmer, prendre sa place

 

 

 

3. La blessure de l’humiliation: le masque du masochiste

Naissance de la blessure:

  • L’enfant sent qu’un de ses parents a honte de lui ou se sent humilié

  • Souvent vécue avec la mère

  • naît lorsque l’enfant se sent critiqué, rabaissé et comparé

Caractéristiques du masochiste:

  • Éprouve de la satisfaction et du plaisir à souffrir

  • Recherche la douleur et l’humiliation

  • Est performant, prend beaucoup de responsabilité

  • Aime prendre soin des autres

  • A du mal à exprimer ses vrais besoins

  • Relation fusionnel avec sa mère

  • Hypersensible

  • Se dévalorise souvent

  • Se punie lui-même

  • Principale peur: liberté ( peur d’abuser s’il n’a pas de limites. )

Caractéristiques physiques du masochiste:

  • Développe un corps qui lui fait honte

  • Souvent gros, rondelet

  • Corps physique prend beaucoup de place

  • Maux de dos

  • Problèmes respiratoires

  • Mal de gorge

  • Problèmes cardiaques

  • Extrémiste au niveau de l’alimentation

Pour se guérir et se libérer:

  • Prendre conscience de sa blessure et l’accepter

  • Reconnaître à quel point il a eu honte de soi-même

  • Se pardonner et pardonner aux autres

  • Prendre le temps de reconnaître ses besoins avant d’aider les autres

  • En prendre moins sur les épaules

 

 

 

2. La blessure de l’abandon: masque du dépendant

Naissance de la blessure:

  • naît du fait que le parent du sexe opposé est renfermé et laisse prendre toute la place à l’autre parent

  • manque de communication avec le parent du sexe opposé

  • ne se sent pas assez nourris affectivement

Caractéristiques du dépendant:

  • Dépend des autres, cherche constamment leur soutien, leur approbation

  • Devient facilement «victime» des autres, des événements, des circonstances

  • Cherche à attirer l’attention

  • Dramatise beaucoup

  • Vis des hauts et des bas

  • N’accepte pas qu’on lui dise «non»

  • Demande des conseils

  • Préfère se laisser guider; Recherche la présence des autres

  • Principale peur: la solitude

Caractéristiques physiques du dépendant:

  • Corps manquant de tonus

  • Système musculaire sous développé

  • Grands yeux tristes

  • Petite voix d’enfant

  • Lorsqu’il était enfant: malade, chétif ou faible

  • Asthme

  • Myopie

  • Hystérie

  • Dépression

Pour se guérir et se libérer:

  • Prendre conscience de sa blessure et l’accepter

  • Se pardonner et pardonner aux autres

  • Apprendre à vivre en se sentant bien dans les moments de solitude

  • Ne pas chercher l’attention des autres

  • Apprendre à se soutenir soi-même et avoir confiance en soi

 

 

 

4. La blessure de la trahison: le masque du contrôlant.Va de pair avec l’abandon.

Naissance de la blessure:

  • naît lorsque le parent du sexe opposé dévalorise ou maltraite le parent du même sexe

  • l’enfant se sent trahit de ne pas recevoir l’attention tant désirée du parent du sexe opposé

Caractéristiques du contrôlant:

  • chaque fois qu’une promesse n’est pas tenue ou que sa confiance est trompée, le contrôlant se sent trahi

  • Personne très physiques, très forte

  • Aime attirer l’attention

  • Exigeante avec elle-même

  • Ne supporte pas la lâcheté chez les autres

  • Forte personnalité

  • Veut à tout prix que les autres adhèrent à ses propos

  • Impatient avec les gens plus lents

  • Mental très actif

  • Veut avoir le contrôle sur tout

  • N’aime pas se confier

  • Se met facilement en colère

  • Principale peur: la dissociation

Caractéristiques physiques du contrôlant:

  • Corps qui démontre de la force et du pouvoir

  • Pour l’homme: épaules larges, poitrine bombée

  • Pour la femme: bas du corps plus large que les épaules

  • Regard intense et séducteur

  • Maux d’articulation, inflammations

Pour se guérir et se libérer:

  • Prendre conscience de sa blessure

  • Se pardonner et pardonner aux autres

  • Apprendre à ne plus se mettre en colère lorsque les choses ne se déroulent pas comme il l’entend

  • Apprendre à lâcher-prise et à ne plus vouloir tout contrôler

  • Laisser les autres prendre leur place et ne plus être le centre d’attention

 

 

 

5. La blessure de l’injustice: le masque du rigide

Va de pair avec le rejet.

Naissance de la blessure:

  • Naît lorsque l’enfant vit sous le règne de parents froids, sévères et autoritaires

  • L’enfant trouve injuste le fait de ne pas pouvoir s’affirmer et s’exprimer

  • Vit surtout la blessure avec le parent du même sexe

Caractéristique du rigide:

  • Mal à s’exprimer et à être lui-même

  • Se coupe de ses émotions

  • Fait croire aux autres que rien ne l’atteint

  • Cherche la justice à tout prix

  • Perfectionniste

  • Se sent apprécié pour ce qu’il fait et non ce qu’il est

  • Très optimiste en surface

  • Craint l’autorité

  • Se débrouille seul et a de la difficulté à demander de l’aide

  • La notion de «bien et de mal» est au cœur de son existence

  • Exigeant envers lui-même

  • Constamment dans l’action

  • Croit «mériter» tout ce qui lui arrive

  • Difficulté à reconnaître ses limites

  • Principale peur: la froideur


Caractéristiques physiques du rigide:

      Corps droit et équilibré

  • Bien proportionné, épaules droites de la même largeur que les hanches.

  • Peur de prendre du poids

  • Manque de souplesse et de flexibilité

  • Regard brillant, mâchoire serrée, cou raide

  • Corps tendu, même au repos

  • Inflammations, burn-out, surmenage

  • Constipation

  • Insomnie

  • Peau sèche

Pour se guérir et se libérer:

  • Prendre conscience de sa blessure

  • Se pardonner et pardonner aux autres

  • Se donner le droit à l’erreur, être moins perfectionniste

  • Montrer sa sensibilité, libérer ses émotions

 

 

 

A la naissance, nous choisissons nos parents de manière à dépasser nos blessures, à nous éveiller. Donc il ne faut pas voir ces blessures comme une fatalité, mais comme une occasion de s’éveiller, de s’épanouir. De même il ne faut pas en vouloir à nos parents, car nous ne souffrons pas de ces blessures à cause d’eux, mais parce qu’ils représentent ce qu’on est venu dépasser, guérir.

Toute blessure ignorée va s’amplifier et aura de mauvaises conséquences sur ta vie. Tout ce que tu n’acceptes pas chez toi, se retourne contre toi (en développant des maladies, en étant colérique, dépressif, en manquant de confiance en soi, etc.). Se libérer de l’emprise de tes blessures, c’est être en paix avec toi-même un peu plus chaque jour, c’est t’accepter, et devenir toi-même.

Guérir ses blessures = t’accepter et devenir Soi-même.

TROISIÈME COMPOSANTE DE NOTRE CARTE DU MONDE: NOS VALEURS

   Conséquence du vécu, nous allons chercher à valider ou à invalider nos perceptions en fonction de nos valeurs et de notre éducation. On va essayer de donner du sens à toutes ces informations  transmises et collectées lors de notre expérience de vie.

Et c'est là que nous constituons tout un chapelet de croyances, d'a priori, de pensées organisées généralisées.

Nous allons mettre en place tout  un panel de valeurs, transmises, imposées et collectées par la famille, le groupe moral, ethnique ou religieux d'appartenance originaire.

Ces valeurs et croyances font parties de la carte du monde unique et non reproductive de l'individu et c'est à partir ce ces dernières que l'on va se représenter les rapport humains, que l'on va  se représenter les autres, le fonctionnement du monde.

Or, si chaque individu a une carte du monde personnel, unique et non reproductible, cela signifie qu' il y a, sur notre planète chérie,  plus de 7 000 000 000 de façon d'envisager la réalité. 7 milliards de points de vue différents. Autant de façon d'envisager telles croyances ou telles valeurs avec presque autant d'angle de vue.

Et le plus "drôle" dans cette histoire, c'est que tout le monde pense avoir raison tout en ayant tendance, en même temps, à nier le point de vue d'autrui.

LA VÉRITÉ N'EST

QU'UN ANGLE DE VUE

Comme cette carte du monde est unique, lorsque je m'adresse à quelqu'un, lorsqu'il y a interaction,  nous découvrons, plus ou moins consciemment, qu'il n'a pas le même plan ou la même carte chez l'autre.

Un religieux, par exemple, veut convertir toute personne à sa foi, comme un athée ou un végétarien. Il n'y a qu'à écouter les repas de famille lorsque où personne ne s'accorde lorsqu'on parle de politique.

Et la plupart des conflits viennent de là. Chacun défendant sa carte du monde comme si l'autre venait l'agresser à chaque fois qu'il y a une relecture, une tentative d'intrusion territoriale, de la représentation fondamental que l'on se fait de notre réalité.

Si un individu a une carte du monde personnel, un village, une ville,une société, une nation, la France,..., ont aussi leur propre carte du monde. (l'Europe n'en a pas vraiment, d'où les conflits intestinaux = pas de langue commune, d'histoire ou de volonté d'union des peuples).

OUVRIR SES "FRONTIÈRES"

Comment peut-on s'harmoniser avec les autres et cesser de lutter carte contre carte?

S'harmoniser dépend de son champ de conscience. Certains y arriveront d'autres pas...mais la Vie se chargera de les y amener.

1/DEVENIR ÉCOLOGIQUE...ACCEPTER

Il faut devenir "écologique" avec soi-même et avec les autres, c'est-à-dire ne parler que pour soi en ayant toujours conscience que l'autre a son propre point vue.

Cela signifie qu'il faut accepter un autre point de vue que le sien. Donc, accepter une autre vision et une autre réalité, c'est comme accepter des migrants sur son territoire.

Sans cela, en venant avec ma propre carte sur le territoire d'un autre, va naître un sentiment d'agression et ceci est aussi idiot et improductif que d'aller en Suisse avec un plan du métro parisien!

Enfin, non seulement devenir écologiste veut dire accepter d'autres réalités mais cela signifie aussi que c'est l'occasion de s'enrichir, de ces nouveaux angles de vue, de modifié le "cloud" et d'évoluer positivement dans ses propres perceptions.

2/ DÉVELOPPER LE NON-JUGEMENT

Cela veux dire aussi qu'il faut cesser de juger l'autre à partir de ses propres croyances et valeurs. C'est également accepter l'existence de réalités qui se juxtaposent les uns sur les autres avec plus ou moins de points communs.

C'est là le moment de prendre conscience que MA RÉALITÉ N'EST PAS LA VÉRITÉ.

Qu’est-ce que la réalité ? La vérité ?

La réalité est l’ensemble des phénomènes considérés comme existant effectivement. Ce concept désigne donc ce qui est physique, concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Construit à partir du latin « res », qui désigne  » la chose », cela désigne à la fois le principe et l’actualité d’un objet donné. Exemple,  la réalité d’un arbre comprend à la fois son essence (l’idée de l’arbre qui permet d’identifier tous les arbres existants) et son concret (cet arbre en particulier). Tandis que…

La vérité (du latin veritas, « vérité », dérivé de verus, « vrai ») est la correspondance entre une proposition et la réalité à laquelle cette proposition réfère. En vérité l’arbre que j’observe n’est pas l’essence même de la réalité car tous les arbres ne sont pas constitués de la même manière, et si je me fie à la réalité de ce que je vois, je considère que la réalité est la vision que je m’en fait alors que l’arbre dans toute son entité, est constitué de choses que je vois et que je ne vois pas (racines, pleurocoque, bois, insectes, bourgeons, sève, eau…).

La vérité englobe donc l’ensemble et l’intégrité de ce que je vois en réalité, mais également de ce que je ne vois pas subtilement, que ce soit quantique, imaginaire, émotionnel ou même spirituel.

Autrement dit, si nous nous attachons au seul constat de la réalité, alors nous sommes dans une illusion totale car la réalité n’est qu’une infime partie de la vérité.

La vie en ce sens est un total mensonge.

Car si nous regardons la vie qu’avec nos sens externes, la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe, le goût, nous ne pouvons qu’en apercevoir l’infime vérité dissimulée dans la réalité qui sera traitée par vos émotions et votre raison.

La réalité va se montrer comme une vérité, notre cerveau va mettre en œuvre ce que beaucoup nomme : la loi d’attraction.

Ce que je veux, je l’obtiens grâce à cette loi. Qui en fait, n’est que pur mensonge car vous obtenez une réalité de ce que vous souhaitez mais pas en vérité.

Ainsi même des mystiques qui prient pour que telle ou telle chose leur arrive, sont eux aussi dans un mensonge car nous pouvons prendre n’importe quelle perspective de la réalité qui nous est donnée pour une vérité.

En conclusion :

  1. La réalité est une part de la vérité mais ne constitue en aucun cas l’entièreté de la vérité.

  2. La réalité sert de base solide pour approuver d’une chose véritable,

  3. Si l’on confond l’énergie de « réalité » avec « vérité », on est susceptible d’engendrer des maladies psychologiques plus ou moins grave à long terme.

  4. La vérité sera perçue uniquement de l’intérieur vers l’extérieur tandis que la réalité sera perçue de l’extérieur vers l’intérieur.

  5. Pour juger d’une chose « vraie » il faut développer d’autres sens que ceux qui sont externes à nous. Comme par exemple le sens de l’intuition, de l’illumination et de l’initiation.

  6. La réalité se base sur des faits réels, mais dont l’origine véritable peut être réel ou imaginaire. Tandis que la vérité se base sur des faits réels ou imaginaires dont la réalité ne demande qu’à être prouvée.

Sachez donc prendre, apprendre, comprendre et enfin donner grâce à vos sens intérieurs qui sont une réalité parmi tant d’autres qui constitue la vérité universelle.

INFO+

3/ DÉVELOPPER L’INNOCUITÉ .

Qu'est que l’innocuité?

L'innocuité est la plus puissante des forces dans le monde actuel. Je ne parle pas de non-résistance, mais de cette attitude positive de l'esprit qui ne pense pas le mal. Celui qui ne pense pas le mal et ne fait de tort à personne est un citoyen du monde de Dieu.

L'innocuité est l'expression de la vie de celui qui réalise l'unité de l'être, qui vit consciemment comme âme dont la nature est amour, dont la méthode inclut tout et pour qui toutes les formes sont pareilles parce que toutes voilent et cachent la lumière et ne sont que l'extériorisation du seul Etre infini. Cette réalisation se manifestera en une véritable compréhension du besoin de son frère, dépouillée de sentimentalisme et d'opportunisme. Elle conduira au silence qui ne se réfère pas au soi séparé. Elle produira la réponse immédiate au besoin réel, réponse qui caractérise les Grands Etres car, dépassant l'apparence, ils découvrent la cause intérieure des conditions manifestées dans la vie extérieure et, de ce point de sagesse, ils peuvent aider et conseiller. L'innocuité apporte la prudence dans le jugement, la réticence dans les paroles, la faculté de freiner toute action impulsive et la suppression de la tendance à la critique. Ainsi libre passage est livré aux forces de l'amour véritable et aux énergies spirituelles qui conduisent la personnalité à l'action juste. Traité sur la Magie Blanche p 77-78.

 

Que dirai-je de l'innocuité, du fait de ne pas nuire ? Il m'est difficile d'exposer ou de démontrer l'efficacité de l'innocuité dans son aspect, sa spirale ou phase supérieure, telle que la Hiérarchie la met en œuvre sous la direction de Celui qui est Parfait, le Christ. L'innocuité dont il a été question précédemment se rapporte aux imperfections contre lesquelles l'humanité se débat, et l'on sait bien qu'elle est difficile à appliquer en toutes circonstances. L'innocuité concernant le lecteur n'est pas une activité négative, ou douce et aimable comme tant de personnes le croient.

C'est un état d'esprit qui n'exclut aucunement l'éventualité d'agir avec fermeté ou même avec rigueur. Elle concerne les mobiles et implique la décision de prendre la bonne volonté comme mobile de tous les actes. Ce mobile peut conduire à des paroles et des actes positifs et parfois peu amènes, mais tant que l'approche mentale est conditionnée par l'innocuité et la bonne volonté, il ne peut en résulter que du bien.

Sur une spire plus élevée de la spirale, la Hiérarchie emploie également l'innocuité, mais en relation avec la volonté-de-bien, ce qui implique l'usage d'énergie électrique dynamique sous la gouverne de l'intuition. Ce type d'énergie n'est jamais mis en œuvre par les hommes ; ils ne peuvent pas encore le manier.

Quant au type d'innocuité en question, il est basé sur un complet sacrifice de soi où la volonté-de-sacrifice, la volonté-de-bien, et la volonté-de-pouvoir (trois phases de l'aspect volonté exprimé par la Triade Spirituelle) sont fusionnées en une seule énergie dynamique de nature profondément spirituelle. Cette énergie résume l'innocuité complète ou parfaite en ce qui concerne l'humanité et les règnes subsidiaires de la nature, mais elle produit un effet d'expulsion, et son impact est annihilant lorsqu'elle touche aux Forces du Mal. Guérison Esotérique p 523.

En résumé, l'innocuité est cette disposition à ne pas penser en mal, à ne pas parler en mal et ne pas agir en mal envers toutes les formes de vie, quelle qu'elles soient.

4/ DÉVELOPPER LA COMPASSION .

La compassion (du latin : cum patior, « je souffre avec » et du grec συμ πἀθεια , sym patheia, sympathie) est un sentiment par lequel un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d'autrui, et poussé à y remédier, par amour ou morale.

La compassion se résume en une seule phrase: Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse.

Il faudrait plutôt dire: Fais à autrui ce que tu voudrais qu'il te fasse.

CONCLUSION

   Tout ce que vous considérez comme bon ou mauvais, le monde des sens dans sa totalité, est votre invention mentale.

Par exemple; Imaginez une tasse d’eau et trois êtres différents en train de la regarder. L’un est un être humain, le second est un dieu samsarique et le troisième un préta, un esprit avide. Bien qu’ils contemplent le même objet, la même tasse d’eau, chacun la perçoit de manière totalement différente. L’être humain la voit comme une tasse d’eau, le dieu voit du nectar de félicité, de l’amrita, l’esprit avide ne voit que du sang ou du pus. Qu’elle est la réalité ? Qui possède la perception juste ?

C’est une autre manière de dire que vous n’êtes pas libéré. Les conflits qui vous opposent à autrui sont produits par votre idée fixe et fanatique à propos du bon et du mauvais. Vous ne possédez pas une compréhension universelle ; votre vision fanatique empêche la croissance de votre sagesse universelle et de votre compassion.

Dans la tasse d’eau existent en même temps la réalité de l’eau, la réalité de l’énergie de béatitude et la réalité du sang ; comment ? L’énergie karmique puissante, l’empreinte, qui est latente en chacun est réveillée par la cause coopérante, la vision de la tasse d’eau, et la combinaison des deux produit la réalité de l’eau, du nectar ou du sang.

La question est : qu’est-ce que la réalité ? C’est tout. Dans tous les enseignements du Bouddha, chaque fois qu’il souligne un point important, il dit que l’esprit est le producteur principal de la réalité. La bonté humaine vient de l’esprit. Les problèmes humains, la méchanceté humaine, viennent de l’esprit.

Dans la réalité, tout est neutre et c’est notre énergie mentale qui fait apparaître les choses comme bonnes ou mauvaises. Tout ce que nous percevons est fabriqué mentalement ; rien n’existe extérieurement, fixe d’une manière ou d’une autre.

Ainsi lorsque nous ressentons de la souffrance en regardant une image insoutenable, ce n'est pas la photo qui renferme cette émotion mais nous qui y juxtaposons notre douleur personnelle. L'image neutre a été "colorées" par notre mentale ego.

De même, nous "colorons" tout ce qui nous touche, sans exeption jusqu'au jour où la conscience aura suffisamment grandit pour ne voir qu'une simple image...

On va passer d'un mouvement "extérieur vers intérieur" à un mouvement "intérieur vers extérieur"...comme après une respiration.