QU'EST-CE QUE LA RÉALITÉ?

LA CARTE DU MONDE

Notre carte du Monde ou notre représentation de la réalité.

   Nos yeux ne sont pas simplement une fenêtre  sur le monde qui nous entoure.

Voir, c’est être sensible aux informations venues du monde extérieur, mais c’est aussi les sélectionner, les organiser et les interpréter en fonction de nos schémas mentaux.

   On peut l'illustrer ainsi: "La carte n'est pas le territoire".Cela signifie que la carte topographique n'est pas une représentation, une illustration du territoire et est en rien le territoire en lui-même.

"La carte n’est pas le territoire" signifie donc que "La représentation n’est pas la chose qu’elle représente."

Représentation et chose représentée sont sur deux niveaux logiques différents. Tout comme la carte n’est pas le territoire, l’image que nous nous faisons du monde "réel" n’est pas le monde "réel". Avec nos organes des sens et notre cerveau nous construisons nos cartes mentales du monde (extérieur et intérieur). Les cartes nous aident à nous orienter dans le monde "réel" des événements, perceptions, sentiments... C’est l’ensemble de ces cartes mentales que nous nommons en PNL : Modèle du Monde (ou Vision du monde).

                                    Chaque modèle du monde est unique

 

Comment se construit une carte du monde? Elle est  la résultante de 3 composantes:

     - Tout commence par notre PERCEPTION.

 

   Dans une foule, ce qui est vu, entendu, ressenti est très différent selon l'individu. Si nous voyons un film, dans un cinéma, certains trouveront ce dernier digne d'un chef-d’œuvre alors que d'autre le détesteront.

Pourquoi?

Parce que notre système sensoriel n'est pas fiable. Il filtre l'information.

La perception ne se résume donc pas à la simple réception de données venues du réel, comme si nos yeux étaient une fenêtre ouverte sur le monde et le cerveau un observateur passif du spectacle du monde. Les informations en provenance du monde extérieur sont sélectionnées, décodées, interprétées. La perception est une lecture de la réalité. Cette lecture passe par plusieurs étapes mises au jour par les psychologues de la perception. Trois étapes au moins : sensorielle, perceptive et cognitive.

LA PERCEPTION SENSORIELLE:

   Ce que nous appréhendons par nos sens physiques nous leurre car ils sont limités et en aucun cas ils ne reflètent la réalité.

Notre vue, par exemple, ne capte qu'une infime partie du spectre lumineux.

La vision des couleurs est limitée à un spectre précis. Nous ne voyons ni les rayons ultraviolets ni la lumière infrarouge qui nous entourent (alors que certains insectes ou oiseaux le peuvent) ; de même, la gamme de perceptions sonores est limitée (les ultra- et infrasons existent mais nous ne les percevons pas). Il en va de même pour l’odorat ou le goût. Notre rapport à l’environnement extérieur est donc modelé par la sensibilité de nos capteurs sensoriels.cerveau va recevoir nos réceptions limitées d'images sous formes d'impulsions électriques mais va traiter qu'une infime quantité de ces informations. Pourtant, beaucoup d'entre-nous considèrent  ses perceptions comme une finalité ultime de leur expérience de vie.

L’ÉTAPE PERCEPTIVE:

Cette perception arrive dans notre cerveau et vient alimenter notre vécu, la somme de nos expériences passées. A ce moment notre vécu va fortement influencer notre perception. Ce traitement perceptif consiste à dépasser les strictes données sensorielles pour les mettre en forme.

Ainsi, les formes nous aident à organiser les données de l’environnement en repérant les distinctions fond/forme, les contours des objets, en déformant ou complétant au besoin les éléments manquants pour redonner aux choses une certaine cohérence.

Peu à peu, notre vécu va influencer fortement nos perceptions et va  plus ou moins systématiquement "teinter", connoter, classifier,..., chacune d'entre elles en fonctions des valeurs que nous sommes crées, au fur et à mesure.

L’ÉTAPE COGNITIVE:

Cette troisième étape est celle de l’interprétation des données. Elle se greffe sur les niveaux précédents de la perception. Elle consiste à attribuer une signification à l’information.

Notre perception se confronte à nos valeurs, à notre éducation et à tout ce qui nous a construit au fil du temps. Nous allons aussi chercher à valider ou invalider notre perception en fonction.

« L’ennui, avec les humains, c’est qu’ils voient l’univers avec leurs idées plus qu’avec leurs yeux », écrit Boris Cyrulnik. Autrement dit, chez les humains, voir le réel, c’est donc le lire d’une certaine façon. Cette lecture passe par plusieurs dispositifs  ou filtres de traitement de l’information imbriqués.

 

SECONDE COMPOSANTE DE NOTRE CARTE DU MONDE: NOTRE VÉCU

Notre vécu représente la somme de nos expériences passées et va fortement influencer toutes nos perceptions. Nous pouvons le comparer à un "cloud" informatique dans lequel est stocké la façon dont nous avons été éduqué, surtout les 7 premières années de notre vie, notre éducations, tout ce qui a été ingurgité lors de notre scolarisations et formations diverses, afin de faire de nous des lions, conditionnés à consommer, voter etc... On y trouve aussi nos influences familiales, amoureuses, amicales et professionnelles...

Tout cela finit par créer notre personnalité, nos réflexes conditionnés, nos habitudes (vies mineurs), nos croyances (qui sont des faits factuels que nous allons généraliser), nos codes sociaux, etc..., qui vont contribuer à ce que nous vivons dans une monde non objectifs, fait de filtres, de prismes...et donc d'illusions.

LES 5 BLESSURES DE L'ÂME

Les blessures de l’âme sont des blessures profondément ancrées en nous. Ces marques se sont gravées dans notre subconscient lors de l’enfance, et elles nous accompagnent depuis. Elles nous sont souvent transmises par nos parents, qui ont été également blessés dans leur enfance. Ces blessures jouent un rôle majeur dans notre vie, puisqu’elles conditionnent nos apports aux autres, notre comportement, nos pensées, nos émotions et, par conséquence, la manière dont nous allons aborder notre réalité à travers nos sens imités.

C’est le psychiatre John Pierrakos, repris par Lise Bourbeau, qui fut le premier à s’y intéresser de près. Il les identifia, les regroupa en 5 catégories, puis établit le lien entre les blessures intérieures et l’apparence extérieure de l’individu.

 

TROISIÈME COMPOSANTE DE NOTRE CARTE DU MONDE: NOS VALEURS

LA VÉRITÉ N'EST

QU'UN ANGLE DE VUE

OUVRIR SES "FRONTIÈRES"

Qu’est-ce que la réalité ? La vérité ?

La réalité est l’ensemble des phénomènes considérés comme existant effectivement. Ce concept désigne donc ce qui est physique, concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Construit à partir du latin « res », qui désigne  » la chose », cela désigne à la fois le principe et l’actualité d’un objet donné. Exemple,  la réalité d’un arbre comprend à la fois son essence (l’idée de l’arbre qui permet d’identifier tous les arbres existants) et son concret (cet arbre en particulier). Tandis que…

La vérité (du latin veritas, « vérité », dérivé de verus, « vrai ») est la correspondance entre une proposition et la réalité à laquelle cette proposition réfère. En vérité l’arbre que j’observe n’est pas l’essence même de la réalité car tous les arbres ne sont pas constitués de la même manière, et si je me fie à la réalité de ce que je vois, je considère que la réalité est la vision que je m’en fait alors que l’arbre dans toute son entité, est constitué de choses que je vois et que je ne vois pas (racines, pleurocoque, bois, insectes, bourgeons, sève, eau…).

La vérité englobe donc l’ensemble et l’intégrité de ce que je vois en réalité, mais également de ce que je ne vois pas subtilement, que ce soit quantique, imaginaire, émotionnel ou même spirituel.

Autrement dit, si nous nous attachons au seul constat de la réalité, alors nous sommes dans une illusion totale car la réalité n’est qu’une infime partie de la vérité.

La vie en ce sens est un total mensonge.

Car si nous regardons la vie qu’avec nos sens externes, la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe, le goût, nous ne pouvons qu’en apercevoir l’infime vérité dissimulée dans la réalité qui sera traitée par vos émotions et votre raison.

La réalité va se montrer comme une vérité, notre cerveau va mettre en œuvre ce que beaucoup nomme : la loi d’attraction.

Ce que je veux, je l’obtiens grâce à cette loi. Qui en fait, n’est que pur mensonge car vous obtenez une réalité de ce que vous souhaitez mais pas en vérité.

Ainsi même des mystiques qui prient pour que telle ou telle chose leur arrive, sont eux aussi dans un mensonge car nous pouvons prendre n’importe quelle perspective de la réalité qui nous est donnée pour une vérité.

En conclusion :

  1. La réalité est une part de la vérité mais ne constitue en aucun cas l’entièreté de la vérité.

  2. La réalité sert de base solide pour approuver d’une chose véritable,

  3. Si l’on confond l’énergie de « réalité » avec « vérité », on est susceptible d’engendrer des maladies psychologiques plus ou moins grave à long terme.

  4. La vérité sera perçue uniquement de l’intérieur vers l’extérieur tandis que la réalité sera perçue de l’extérieur vers l’intérieur.

  5. Pour juger d’une chose « vraie » il faut développer d’autres sens que ceux qui sont externes à nous. Comme par exemple le sens de l’intuition, de l’illumination et de l’initiation.

  6. La réalité se base sur des faits réels, mais dont l’origine véritable peut être réel ou imaginaire. Tandis que la vérité se base sur des faits réels ou imaginaires dont la réalité ne demande qu’à être prouvée.

Sachez donc prendre, apprendre, comprendre et enfin donner grâce à vos sens intérieurs qui sont une réalité parmi tant d’autres qui constitue la vérité universelle.

   Tout ce que vous considérez comme bon ou mauvais, le monde des sens dans sa totalité, est votre invention mentale.

Par exemple; Imaginez une tasse d’eau et trois êtres différents en train de la regarder. L’un est un être humain, le second est un dieu samsarique et le troisième un préta, un esprit avide. Bien qu’ils contemplent le même objet, la même tasse d’eau, chacun la perçoit de manière totalement différente. L’être humain la voit comme une tasse d’eau, le dieu voit du nectar de félicité, de l’amrita, l’esprit avide ne voit que du sang ou du pus. Qu’elle est la réalité ? Qui possède la perception juste ?

C’est une autre manière de dire que vous n’êtes pas libéré. Les conflits qui vous opposent à autrui sont produits par votre idée fixe et fanatique à propos du bon et du mauvais. Vous ne possédez pas une compréhension universelle ; votre vision fanatique empêche la croissance de votre sagesse universelle et de votre compassion.

Dans la tasse d’eau existent en même temps la réalité de l’eau, la réalité de l’énergie de béatitude et la réalité du sang ; comment ? L’énergie karmique puissante, l’empreinte, qui est latente en chacun est réveillée par la cause coopérante, la vision de la tasse d’eau, et la combinaison des deux produit la réalité de l’eau, du nectar ou du sang.

La question est : qu’est-ce que la réalité ? C’est tout. Dans tous les enseignements du Bouddha, chaque fois qu’il souligne un point important, il dit que l’esprit est le producteur principal de la réalité. La bonté humaine vient de l’esprit. Les problèmes humains, la méchanceté humaine, viennent de l’esprit.

Dans la réalité, tout est neutre et c’est notre énergie mentale qui fait apparaître les choses comme bonnes ou mauvaises. Tout ce que nous percevons est fabriqué mentalement ; rien n’existe extérieurement, fixe d’une manière ou d’une autre.

Ainsi lorsque nous ressentons de la souffrance en regardant une image insoutenable, ce n'est pas la photo qui renferme cette émotion mais nous qui y juxtaposons notre douleur personnelle. L'image neutre a été "colorées" par notre mentale ego.

De même, nous "colorons" tout ce qui nous touche, sans exeption jusqu'au jour où la conscience aura suffisamment grandit pour ne voir qu'une simple image...

On va passer d'un mouvement "extérieur vers intérieur" à un mouvement "intérieur vers extérieur"...comme après une respiration.