LE CANCER

21 JUIN - 21 JUILLET                              16 JUILLET-15 AOUT

date sidérale

QUATRIÈME TRAVAIL:

LA CAPTURE DE LA BICHE

DE CERYNEE

   A travers ce 4ème travail d’Hercule, nous abordons le signe des Cancer, relié à la source de la sagesse… Ce signe nous invite à nous interroger sur l’écoute que nous portons à nos voix intérieures, et des choix qu’elles nous invitent à effectuer. En passant par la compréhension que nous sommes désormais aux services de l’Humanité (étant passé par le signe des Gémeaux), la question restant en suspens, est de savoir reconnaître parmi les voix qui nous habitent, celle de la sagesse. C’est alors que comme Hercule, nous développons notre discernement.

  Rappelons une fois de plus que nous sommes tous les personnages qui apparaitront dans ce simple travail d'Hercule.

Rappelons aussi qu'avec le signe des Gémeaux, le signe du Cancer est un signe extrêmement relié à l'humanité. Ce travail  symbolise une fois de plus la longue quête de l'humanité celle qui mène à la Sagesse.

INTRODUCTION:

  Apollon, le grand initiateur parle à Eurysthée, l'instructeur d'Hercule, et ordonne la capture d'un animal certainement moins effrayant que le lion ou l’hydre mais tout aussi extraordinaire : une biche tachetée étrangement dotée de cornes d’or et de sabots d’airain. Rapide comme l’éclair elle appartenait à l’attelage de la déesse chasseresse Artémis, autant dire que l’animal sacré ne devait pas être blessé et encore moins tuée par le héros. Elle avait été récemment aperçue en train de gambader en Argolide.

ll n’en faut pas moins au héros pour se lancer à la poursuite du cervidé divin ; très vite il est en vue de la colline de Cérynie et, dans le bois d’Oénoé, aperçoit la biche que jamais personne n’avait réussi à approcher. Mais à peine a-t-il fait un pas en direction de l’animal que ce dernier s’enfuit à une vitesse prodigieuse. Hercule se rend compte alors de la difficulté de l’entreprise.

   Dans son premier travail, dans le signe du Bélier, Hercule était très impétueux et orgueilleux tant il était sûr de sa force et certain de vaincre l'épreuve: ramener les chevaux du roi Diomédes.

Il l'était tellement qu'il semble trouver  ce travail, d'aller chercher de simples chevaux, même à la réputation de déchiqueter des chaires humaines, un peu limite pour sa réputation et trop facile.

Puisqu'il fallait le faire, Hercule s'exécuta et rassembla le troupeau et les sangles. C'était tellement facile qu'il trouva la tâche indigne de lui, lui le demi-dieu.

Abdéris en fera les frais en le payant de sa vie.

Depuis , Hercule a bien avancé sur son chemin de sagesse au point qu'il ne trouve plus indigne pour sa réputation d'attraper une simple biche.

Il a dépassé les pensée séparatiste, puis il a dépassé l'égoïsme et le désir (2ème travail), il a atteint la sagesse par la pratique du service.

   Maintenant qu'il a compris les attitudes pour arriver à la sagesse, il est temps pour Hercule d'apprendre d'où vient la sagesse. Il va devoir entendre ses voix intérieures et choisir celle qui devra retenir son attention et faire un choix judicieux. Pour comprendre ce qui est demandé, cela se fera dans le cadre de la capture cette fameuse biche. Aucun autre exploit lui ait demandé.

   Cette biche n'est pas n'importe quel animal. Elle domine une colline. Elle est assez grande mais dispose de deux attributs extraordinaires; des sabots d'airain et des cornes d'or.

L'airain est un métal imputrescible, c'est un alliage de cuivre et d'étain qui est lourd (cf. laiton). Ses sabots l'incarne profondément dans la matière.

Ses cornes d'or, symbole de Neptune, montre sa capacité à recevoir les énergies spirituelles les plus subtiles.

Elle représente donc le trait d'union entre l'Âme et la forme, l'esprit dans la matière.

Cette biche symbolise aussi la capacité d'évoluer du plus dense jusqu'au plus subtile, de la forme jusqu'à l'Âme.Enfin c'est aussi la capacité de transférer la conscience d'un point à un autre, de passer de l'attachement au détachement, de la servitude à la libération.

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   La stratégie d'Hercule est simple. Courir après l'animal, le fatiguer et l'attraper. Or deux déesses ne voient pas cela avec les meilleures auspices.

Il s'agit d’Artémis, déesse de la Lune qui l'avertit et lui dit que cette biche est sienne et qu'Hercule n'a aucun droit dessus. Elle l'interdit d'y toucher.

L'autre déesse est Diane, la chasseresse. Elle s'adresse à Artémis et lui dit: "Ce que tu dis est faux. Oui la biche a eu un rapport avec toi dans son enfance parce que tu l'as élevé, nourrit, materné mais maintenant cette biche a grandit et elle est mienne".

Bref les deux déesses se disputent et revendiquent la possession de l'animal.

   A ce moment là la voix de l'instructeur d'Hercule raisonne dans son oreille et il entend: "Hercule, cette biche n'appartient ni à Artémis ni à Diane. Elle est en rapport avec Apollon et par conséquent ton travail va consister à aller chercher la biche et à l'amener dans le sanctuaire d'Apollon".

Mais cela ne va pas se passer comme prévu. L'alliance entre Artémis et Diane va compliquer la tâche d'Hercule en créant des mirages de la Biche qui le dirige  vers plein de fausses pistes, des pièges et l'égare dans la forêt.

A d'autres moments, c'est véritablement la  biche qu'il voit mais à l'instant où il pense la trouver, Artémis et Diane la cachent.

Sans se rendre compte, Hercule est amené dans des impasses, est amené à tourner en rond et ce qui s'avérait au départ une quête facile devient un véritable purgatoire car un an se passe.

   Hercule commence à comprendre que les deux déesses sont derrière ses échecs à répétition. A partir de ce moment, il va prendre un peu de recul et va cesser de se précipiter dès qu'il croit voir la biche. Il va prendre conscience des ruses divines et va apprendre à déjouer les pièges tendus par les déesses possessives et tenaces.

Un beau jour, grâce à cette vision, il va trouver la biche endormie auprès d'un lac épuisée par la traque d'Hercule.

Pour immobiliser la biche, il va utiliser son arc et envoyer une flèche dans le pied à un endroit très particulier du talon d’Achille, proprement sans aucune goutte de sang.

Faisant appelle à toute sa volonté, il s'avance vers la biche. S'agenouille et la prend tout en la serrant près de son cœur. Et là son visage s'illumine car il découvre la vraie nature de l'animal.

Il se sent victorieux et revendique désormais la biche car il la mérite pour sa persévérance, sa perspicacité, le temps perdu à cause des leurres divins .

L'instructeur d'Hercule se fait  à nouveau entendre et le rappelle à l'ordre. La biche doit être remise au temple là où sont tous les fils de dieu. Ce qu'il finit par faire.

LES PERSONNAGES:

   Artémis domine la Lune, symbole de la forme nourricière. Elle a la capacité de nourrir le monde des formes.

Et donc, la biche est une forme. Elle appartient bien à Artémis, comme toutes les formes d'ailleurs et des tous les règnes; minéral, végétal, animal, humain.

    Diane a une fonction de chasseresse relié à l'émotionnel mais aussi à l’intellect et au mental. C'est une vierge chasseresse qu'aucune passion ne vient détourner de son but de la chasse. Diane a une autre interprétation de la biche à travers ce qu'elle est et la revendique car maintenant qu'elle est devenue adulte c'est Diane qui est en charge de la Biche puisqu'elle

lui a développé une certaine éducation intellectuelle et mentale.

Curieusement dans cette histoire, Diane est l'équivalent d'Artémis dans la mythologie romaine.

Ce sont deux déesses en une avec deux deux fonctions différentes.

    Hercule représente chacun d'entre-nous. Il recherche la vérité. Il cherche à percevoir dans la Biche l'aspect Âme. C'est pour cela qu'il est tellement heureux lorsqu'il découvre un trésor c'est-à-dire la nature de l'Âme. Il tient la Biche près de son cœur et découvre l'Âme et son âme à lui mais d'une manière encore assez brute.

   Apollon a la vision globale et voit l'Âme elle qu'elle est c'est-à-dire sa fonction d'ensemble.

C'est pour cela qu'Apollon ordonne que la biche aille dans son temple avec tous les fils d'hommes et tous les fils de dieu.

Nous nous sommes tous les personnages en même temps. Qu'elles voix sont entendues par chacun d'entre-nous? Et surtout quelle voix choisissons-nous d'écouter ?

ARTEMIS
DIANE

   Diane et Artémis vont tout faire pour tromper Hercule et l'empêcher de trouver le monde de l'Âme.

Ensemble, alliée, les deux déesses représentent le petit "moi"

===> corps physique (Artémis) + corps émotionnel + corps mental (Diane)= la personnalité.

En effet,notre personnalité n'a pas du tout l'intention de se laisser déranger ni être détrôné par quelque chose de supérieur (l'Âme) et va plutôt chercher à maintenir le statut quo. Voilà pourquoi les deux déesses ont tout intérêt à s'allier et vont tout faire pour tromper, piéger, illusionner le pauvre Hercule.

Nous, dans nos propres recherches, nous ne croyons les déclarations d'Artémis et de Diane, car nous savons que l'Âme n'est pas physique, émotionnelle ou mentale mais nous entendons des voix qui arrivent à nous tromper car nous ne savons qui "parle" en réalité.

Nous savons en nous ce qui est dans le sens de l'Âme et ce qui ne l'est pas. Nous savons ce qui est évolutif ou de l'Amour et ce qui ne l'est pas pourtant nous ne choisissons pas  systématique cette voix (voie) en conscience dans nos décisions.

Il nous arrive de choisir sciemment d'autres voies (voix) que celle de l'Âme ou de la Biche.

Pourquoi ? Parce que nous tombons sur de fausses pistes à causes de mirages mis sur notre route.

LE MIRAGE : PROBLÈME MONDIAL par ALICE A. BAILEY

Le mirage est le reflet d'une réalité déformée qui n'est pas situé là où elle se trouve. Mais on va prendre cette réalité déformée pour vraie consciemment.

Il y a 3 aspects du mirage selon nos différents corps;

    =MAYA

     =MIRAGE

      =ILLUSION

   -MAYA  est le mirage du point de vue de la forme. C'est un aspect lunaire, formel. Lorsque de telles forces dominent un homme, elles déterminent en lui une attitude séparative ; elles produisent un effet qui alimente et stimule la personnalité et l'énergie de l'âme, la véritable Individualité est exclue.

Cela entraîne que pour nous la forme revêt une importance considérable. Cela nous attache à toutes les formes possibles et imaginables = son corps, son argent, son chien, sa maison, son boulot etc...

Maya renforce les attachements par le biais des instincts et des addictions.

Beaucoup d'hommes, et particulièrement les masses non évoluées ne sont mues que par le désir, matériel, physique et momentané. La majorité est dominée par le désir animal de satisfaire des appétits animaux, le désir matériel de posséder et de jouir du confort, l'aspiration à des "choses" qui assurent  confort et  sécurité, dans le domaine économique, social et religieux...

   -Les  MIRAGES  touchent le plan émotionnel et le plan de la croyance. Ces croyances sont nées à travers toute notre éducation que l'on a intégré comme vérité absolue et indéboulonnable. Parfois on en revisite certaines ou on les réinterpréte mais la plupart de ces croyances  sont tellement engrammées en nous que l'on en n'a même plus conscience.

Parfois ces croyances nous paraissent être des qualités comme la recherche du bonheur.

Les mirages qui maintiennent l'humanité en esclavage sont :
      -Le mirage du matérialisme.

Aujourd'hui, le mirage du matérialisme diminue sensiblement. Les peuples entrent dans l'expérience "du désert" ; ils y découvriront le peu de choses requises pour une vie pleine, une véritable expérience et un vrai bonheur. Le désir vorace de posséder n'est plus considéré comme respectable ; le désir des richesses ne provoque plus la même cupidité que jadis dans l'histoire de l'humanité. Les biens et les possessions glissent des mains qui, jusqu'à présent, s'y cramponnaient.


      -Le mirage du sentiment.

Le mirage du sentiment tient en esclavage les gens, les maintenant dans un épais brouillard de réactions émotionnelles.

L'amour, pour beaucoup de gens et même pour la majorité, n'est pas réellement l'amour, mais le mélange du désir d'aimer et de celui d'être aimé, et la volonté de faire n'importe quoi pour manifester et évoquer ce sentiment et, par conséquent, se sentir plus à l'aise dans sa propre vie intérieure. L'égoïsme de ceux qui désirent être désintéressés est considérable. Aveuglés par le mirage de leur sentiment, sachant peu de chose de l'amour de l'âme qui est libre et laisse aussi libres les autres, ils errent dans un épais brouillard, traînant souvent avec eux ceux qu'ils désirent servir afin d'attirer une réponse affectueuse.


      -Le mirage de la dévotion.

Il est l'un des plus puissants mirages des aspirants réellement consacrés qui se dévouent à une cause, à un instructeur, à une personne, à un devoir ou à une responsabilité.


      -Le mirage des paires d'opposés.

C'est un brouillard dense, parfois coloré de joie et de béatitude, parfois coloré de mélancolie et de dépression, alors que le disciple oscille entre les dualités = séparativité.

Cet état se maintient tant que l'accent est mis sur le sentiment, lequel parcourt toute la gamme entre la joie intense que le disciple ressent en cherchant à s'identifier à l'objet de sa dévotion ou de son aspiration, et le désespoir le plus sombre et le sentiment d'échec le plus profond, lorsqu'il n'y parvient pas.

      -Les mirages du Sentier.

Étudiez attentivement les trois tentations de Jésus, si vous désirez savoir ce qu'ils sont. Étudiez l'effet qu'ont, sur la pensée des hommes, les écoles qui affirment la suprématie de la divinité sur le plan matériel ; étudiez les échecs du disciple dus à l'orgueil ; étudiez le complexe de sauveur du monde et les diverses déformations de la réalité qu'un homme rencontre sur le Sentier, qui retardent son progrès et privent les autres de son service. Insistez, dans votre esprit, sur la spontanéité de la vie de l'âme ; ne la gâtez pas par le mirage d'une haute aspiration interprétée de manière égoïste, centrée sur soi, sur l'immolation de soi, sur l'agressivité et l'affirmation du soi dans le travail spirituel.

Toutes ces fausses pistes nous empêchent d'aller dans le monde de l'Âme.

   -LES ILLUSIONS  concernent les gens de type particulièrement mental ou intellectuel dominé par :

 

     1. Une forme-pensée d'une puissance telle qu'elle accomplit deux choses :

     a. elle domine l'activité ou les réalisations de la vie,

     b. elle met l'aspirant en relation avec les formes-pensées de la masse qui ont une nature similaire et qui sont bâties par d'autres personnes dominées par la même illusion;

Poussé à l'extrême, cet état provoque la maladie mentale ou l'idée fixe ; dans ses aspects moins dangereux, il provoque

fréquemment le fanatisme. En général, le fanatique est un homme égaré, même s'il ne le réalise pas lui-même ; il est possédé par quelque idée très forte qu'il ne parvient pas à intégrer dans l'image qu'il se fait du monde, persuadé d'avoir la Vérité en lui.

       2.Lorsqu'un homme atteint un grand développement, l'illusion mentale se construit autour d'une intuition bien nette ; cette intuition est concrétisée par le mental jusqu'à ce que son apparence soit si réelle que l'homme croit voir ce qu'il faut offrir au monde ou faire pour lui, et cela si clairement qu'il passe son temps à s'efforcer, avec fanatisme, de le faire voir

également aux autres.

      3. Les types mentaux plus moyens et plus faibles succombent à l'illusion de type plus général et à l'illusion de masse.

Comment reconnaître la bonne voie?

Parfois c'est simple et parfois c'est très compliqué.

D'abord, pour commencer c'est ce qu'on déteste le plus chez autrui. En effet ce que nous détestons voir chez les autres est notre pire mirage.

C'est l'effet miroir.

   L’effet miroir est la réflexion de soi à travers le regard de l’autre. C’est-à-dire que les évènements et les situations de notre vie, sont le reflet de notre intérieur, de notre état d’esprit. Cette leçon de la vie est l’une des plus cruelle, car cela signifie que nous créons tout ce qui nous arrive, que nous sommes responsables de notre bonheur et bien sûr …de notre malheur !

Dans nos interactions sociales, amicales, affectives, professionnelles, nous sommes exposés à ce que l'on appelle «l'effet miroir» ; c'est à dire aux projections psychologiques. Au sens psychanalytique du terme, les projections psychologiques sont les opérations par lesquelles le sujet expulse de soi et localise dans l'autre, des qualités, des sentiments, des désirs qu'il méconnaît ou refuse en lui.

Au sens plus large, nous projetons sur les autres nos émotions, nos fausses croyances et nos complexes inconscients.

   Par le mécanisme des projections psychologiques, nous percevons chez l'autre des aspects de nous-mêmes que nous refoulons par peur de nous confronter à cette partie sombre de notre psyché. Refouler signifie maintenir dans notre inconscient notre schéma psychique, donc ignorer de manière défensive la cause de nos réactions à l'autre. Ce déni d'une partie de nous-mêmes nous protège dans sa fonction de mécanisme de défense mais nous coupe aussi de notre Être véritable. En effet, notre nature profonde ne peut se révéler que lorsque nous levons le voile qui recouvre nos zones d'ombre.

Qu'est-ce qu'une zone d'ombre ?

   Il s'agit de parties de nous-mêmes peu glorieuses que nous préférons ensevelir sous des tonnes de sable pour nous faire croire que nous sommes dignes d'être aimés. Alors certes nous pensons être une belle plage de sable blanc et cela nous rassure dans l'image que nous avons de nous-mêmes.

si cette personne m'agace ou me touche c'est qu'elle vient d'activer en moi une réaction à une croyance qui a conditionné mon schéma inconscient.

Les autres sont là en effet miroir pour nous faire grandir ; lorsque nous réagissons aux autres (qu'ils soient médisants ou suscitent notre jalousie ou admiration), nous nous connectons à une partie de nous-mêmes qui nous échappe. Notre réaction est alors déterminée par une émotion associée à une croyance qui a nourri notre schéma inconscient.

   Cela signifie qu'Hercule ne peut pas connaître la biche tant qu'il ne se connaît pas lui même.

Il y a une inscription au seuil du Temple de Delphes, en Grèce où il est gravé:

"Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux".

   Qu'est les sages grecs voulaient dire?

Et bien qu'un individu disposant d’une connaissance parfaite de soi serait donc l’égal d’un dieu. Pour les philosophes grecs, la connaissance de soi-même est synonyme de sagesse. Elle permettrait en effet à l’individu de prendre conscience de ses propres limites, de se libérer de ses défauts, de développer ses qualités, et, en faisant abstraction de tout ce qui dans le « je » n’est pas personnel, de prendre conscience de sa véritable identité et, au fond, de sa liberté.

La devise delphique laisse entendre que nous ne nous connaissons pas réellement, que la connaissance de soi n’est pas une donnée immédiate de la conscience. Elle nous invite donc à entreprendre une recherche, une descente dans les profondeurs de notre intériorité pour trouver l’essence de notre être.

Et c'est seulement au moment où Hercule prend du recul, quand il écoute ses propres voix intérieures, celles de son émotionnel, de son mental, de son corps physique, et quand il arrive à reconnaître les différentes voix qui le trompait il arrive à faire le calme en lui et il voit la biche au bord d'un lac. Ce lac symbolise la sérénité émotionnelle et le calme.

Beaucoup de chercheurs tournent en rond dans leurs recherches car ils ne se connaissent pas assez et tombent dans leurs propres pièges et illusions. Donc, si on ne se connaît pas soi-même, on est condamné à errer à l'intérieur de soi-même.

   L’arc et la flèche symbolisent l'aspiration. C'est le but que l'on espère atteindre.

Hercule vise un point particulier de la Biche; le tendon d’Achille car c'est l'un des points d'incarnation. En faisant cela il vient de comprendre que son but est l'Âme incarnée de la Biche.

Car c'est l'Âme qu'il faut voir et non pas un corps ou un intellect.

Une fois qu'on a percé, que l'on a vu l'Âme en nous, il faut alors faire appelle à toute sa volonté.

Car il faut beaucoup de volonté pour se consacré exclusivement à l'Âme et cesser d'alimenter les illusions.

Cela va demander un don de soi, un lâcher-prise et cela demander surtout  de passer de l'attachement au détachement.

Quand Hercule lâche sa flèche, il libère l'Âme de la forme ou plus exactement de la servitude de la forme.

   Hercule est heureux car en découvrant l'Âme de la Biche il découvre la sienne et la fait sienne. Il est heureux jusqu'à ce que son instructeur lui ordonne de la ramener au sanctuaire d'Apollon.

 

Pourquoi  ramener la biche là-bas?

Pour sortir de l'aspect personnel individuel. Car ce n'est pas parce qu'on touche l'Âme qu'on s'en sort complétement transformé. Cela prend du temps.

En effet toucher du doigt quelque chose ne veut pas dire que nous l'ayons parfaitement intégré dans nos vies. C'est quelque chose qui va progressivement élargir notre Conscience.

Pour cela, il faudrait lâcher véritablement le "moi" et la personnalité pour s'offrir et se donner à l'Âme entièrement.

   c’est pour cela qu'Hercule interprète l'Âme de façon personnelle. "C'est mon Âme" dit-il. C'est la personnalité qui va interpréter l'Âme à sa manière. Car nous sommes des personnalité avec une âme. Ainsi nous voyons le monde comme un ensemble de formes minérales, végétales et animales surplombées par une âme. et se serait cette dernière qui nous donnerait l'Amour, l'espoir et la conscience.

Cette vision herculéenne n'est bien sûr pas du tout celle d'Apollon.

Le monde de l'Âme n'est pas un plus par rapport à la personnalité.

c'est un autre état de Conscience dans lequel il faut se déplacer.

La véritable réalité est une réalité de groupe car l'Âme est groupe.

Nous sommes au-delà d'individualité en fraternité mais nous sommes un ensemble, une globalité.

C'est en tant qu'Âme groupe que nous venons apprendre à créer sur Terre. La création ne va pas se faire à partir de l'illumination d'entre-nous mais à partir de l'illumination de l'ensemble du groupe.

Il s'agit donc de transférer cette vision  individuelle de l'Âme en une vision globale.

Le secret est le transfert.

Voyons cela à travers les 4 personnages de cette histoire.

La sphère Artémis;

 

C'est la sphère de conscience dans laquelle on trouve le corps physique, corps éthérique dense, ainsi que le corps émotionnel. Beaucoup d'humain sont encore ici à rechercher uniquement la satisfaction de leurs besoins physiques, de leurs plaisirs et émotions.

Dans ce monde de conscience, vivre, c'est se faire plaisir le plus possible.

La sphère de Diane;

Dans cette univers, on trouve la densité du corps physique et du corps émotionnel plus le corps mental. Dans cette sphère de Diane, il y a le monde du petit moi, de la personnalité, de l'individualité.

C'est "moi" avec mon mental, mon émotionnel, mon physique, mon plan de vie, mon quotidien, mon petit boulot,..., et mon histoire.

La sphère d'Hercule;

Ici, on retrouve les deux autres sphères plus le monde de l'Âme.

Nous entrons dans cette sphère à chaque fois que nous sommes cherchons à dépasser la personnalité et le petit moi, que nous méditons ou cherchons à vivre quelque chose de l'Âme.

La sphère d'Apollon;

Il s'agit ici d'y retrouver comme des poupées russes; les autres sphères avec la personnalité et l'Âme plus la notion de groupe, d'Âme d'ensemble ou d'Âme globale.

 

Nous pouvons, chacun d'entre-nous sur cette Terre, nous inclure dans telle ou telle sphère selon notre champ de conscience. C'est celle où nous sommes la majorité du temps au quotidien. On va évoluer le jour où on se déplace majoritairement dans une autre sphère et où on se polarise.

Nous allons devoir alors élargir notre champ de conscience afin d'atteindre la sphère de l'Âme et aller vers une plus grande globalité.

C'est cela le transfert. Ainsi nous entendons plein de voix mais à  nous répondons à une seule; celle avec laquelle nous sommes polarisés.

Et c'est dans les épreuves que nous savons où nous sommes polarisés.

Tel est le secret de l'Être humain.

Hercule a compris qu'il fallait qu'il trans-sphère pour aller dans l'Âme globale. Fondamentalement tout ce qui vit sur Terre et qui a une Lumière appartient à ce temple. Il a entendu la voix d'Apollon.

Hercule, nous, a compris qu'il fallait faire une transmutation alchimique de conscience. Le but de l'alchimie consiste à transmuter son propre plomb en or et de révéler ce qui a derrière la matière. Et derrière toute matière il y a la lumière.

Donc le but de l'alchimie est de révéler la Lumière qu'il y a dans toute matière en lui enlevant 7 ombres.

L'alchimiste
Patrick Burensteinas:La Voie Royale

   Pour l’alchimiste, la matière, c’est de l’ombre. Il y en a 7. Car il n’y a pas qu’une sphère mais il y en a 7. Chaque produit est composé de 7 ombres.
Si je prends du plomb, il a 7 ombres.  L’alchimiste va travailler avec, il va retirer une ombre et cela devient de l’éteins. C’est ça la transmutation. La transmutation n’est pas transformation. La transformation c’est   prendre une forme pour faire une autre forme.  La transmutation c’est prendre une forme pour la faire disparaître la forme ou bien changer sa nature.
Si je retire encore une ombre, ça devient du fer, et ainsi de suite.
Si je retire 6 ombres, cela devient de l’or parce que c’est un métal précieux, il est près des cieux.
Si je retire la dernière ombre, alors cette matière devient lumière. EN OCCURRENCE DU RADIUM.

Et ça c’est le but de l’alchimie. C’est de transmuter la matière en lumière en lui retirant toutes ses ombres.
La chimiste va travailler sur les ombres alors que l’alchimiste va travailler sur l’obstacle.

Notre réalité masque une autre réalité.
Réalité : rea (déesse)  – lite (pierre) c’est un esprit qui a pris matière.

   Ce qu’on appelle la lumière, c’est tout ce qui ne s’est pas transmuté en matière. Avant cela s’appelait l’unité et puis dès l’instant qu’il y a une bulle, il y a une différence et tout ce qui est à l’extérieure ne peut plus s’appeler l’unité et cela s’appelle la lumière. Puisque maintenant j’ai une bulle qu’on va appeler la matière. Et à  l’intérieure de cette bulle, il y a des causes et des effets et des effets sans cause. Quand il y a un obstacle à la lumière, il y a de l’ombre.  Nous sommes des ombres dans les ombres. La matière, c’est de l’ombre.

A l’envers de la bulle qui est un endroit, il y a la lumière. Notre quête est une quête de l’envers.
Pour trouver l’envers, il faut déjà trouver la peau de la bulle. Il va falloir marcher vers les bords, c’est le chemin initiatique dans ce monde. Quand je trouve cette peau, je fais un trou dedans. Mais cela fait peur alors on ne fait pas vraiment un trou mais on va gratter la peau. A force de devenir fin, je vais finir par voir à travers et là c’est kitov (Whaouu) : retrouver notre faculté d’émerveillement.

La pierre philosophale c’est trouver un clou capable de percer la peau de la bulle pour aller voir dehors.
La pierre philosophale c’est un pont, c’est une matière qui englobe la lumière qui est à l’extérieure. C’est une lampe, c’est le Graal, la lumière au dessus de la pierre.

Le sang du christ : si vous prenez une coupe en or (ou dorée) et que vous mettez de l’eau dedans, (le vin de messe c’est du vin blanc) éclairez, cela va être rouge parce que la lumière va rebondir sur les parois du calice et l’or va faire que cela va changer de fréquence et la lumière va devenir rouge.


   Donc le sang du christ, c’est la lumière. La quête de l’alchimiste, c’est la quête de cette lumière.

Newton qui est un alchimiste a dit : tous les corps dans l’Univers vont forcément se rapprocher pour faire l’unité. Ils ont l’air d’être séparés mais une force  pousse cette matière partout pour la rassembler. Newton découvre la loi de la  gravitation universelle.  On l'a traduite  par "tous les corps s’attirent » alors qu' en réalité tous les corps sont repoussés au même endroit par quelque chose. Et cela change tout puisque ce qui repousse les corps est la vraie lumière. Non vous n’êtes pas attirés mais vous êtes repoussés.

Donc, il y a de la lumière partout et comme nous faisons résistance au passage de celle-ci elle nous appuie dessus. Et nous appuyant dessus, nous avons un poids.

La vraie lumière crée une pression sur la matière.
Si un corps est capable de ne plus faire résistance à la vraie lumière, il n’a plus de poids. La lévitation ne consiste pas à créer une énergie qui contrebalance la gravitation mais consiste d'arrêter d’empêcher que la lumière nous appuie dessus.

Il y a 7 sphères, il y a 7 ombres et 7 couleurs. 

 

Qu'est-ce qu'un arc en ciel sinon les couleurs des sphères d’au-dessus.

La vraie lumière est à l’extérieure. Faisons cette expérience;  sur 1 disque mettons les 7 couleurs. Quand il va tourner ; le disque va sembler tout blanc. Il rassemble les couleurs. Si nous mettons toutes les couleurs des 7 matières, cela fait du noir mais si vous prenez les 7 couleurs lumière, et que vous les mélangez, cela fait du blanc.
La matière cumulée va faire du noir, la lumière cumulée va faire du blanc.

C’est quantifiable une émotion, mais l’amour n’est pas une émotion. Ame-our  cela veux dire celui qui laisse passer la lumière à travers son âme.
Émotion : emo, c’est le sang.
L’amour est forcement inconditionnelle.