DIXIÈME TRAVAIL:

La DESTRUCTION DU                     CERBÈRE

LE CAPRICORNE 

22 DÉCEMBRE - 20 JANVIER                 15 JANVIER-14 FÉVRIER

date sidérale

  Si l'on suit  l'astrologie classique (tropical), le premier signe solaire de l'année est toujours le Bélier car il est le premier signe du printemps.

Or notre Capricorne est à la croisée, lui, de 2 années. Tel Janus, il regarde dans deux directions: d'un côté là où se termine l'année en cours et de l'autre vers la nouvelle année qui commence. L'une de ses têtes regarde vers décembre et l'autre vers janvier.

On commence ,par conséquence par le dixième travail d'Hercule, car c'est aussi à partir de ce moment là qu'est révélé  réellement le pourquoi de toutes les pérégrinations du demi-dieu.

   Hercule, comme nous autres, est un créateur. Nous sommes créateurs dans le monde dans lequel nous vivons.Et nous sommes même venu en tant qu'âme, amener cette créativité. Et ceci grâce au mental.

Le mental est l'outil créateur par excellence car avec lui nous transformons tout ce qui est abstrait en quelque chose de concret.

Or dans le monde, tout naît d'une idée. Ces idées deviennent réalité grâce à notre mental et son pouvoir créateur afin de gérer notre quotidien.

Mais si le mental a la capacité de créer c'est qu'il utilise un source d’énergie. Et il n' a que deux sources à sa disposition.

L'une est le monde spirituel. Il met donc en idée le monde l'âme avec ses vertus d'Amour, de Lumières, de Partage, de Fraternité ...

Lorsqu'il n'est pas branché au monde de l'âme, le mental est automatiquement connecté à l'émotionnel, aux désirs, à l'affectif etc... et du coup il va servir à créer ce qui nous fait envie, ce qui nous plait etc...A bien y réfléchir, nous vivons dans une société qui ne nous demande pas de penser ou de philosopher mais plutôt à utiliser nos capacités intellectuelles ou instinctives qui ont été  complétement programmées dès notre petite enfance. L'éducation, l'enseignement, le milieu professionnel, les médias, nous dictent comment être plus compétitif, plus performant, plus consommateur, plus désireux, plus, plus, plus... mais aussi plus malade, plus perdu....plus mort car l'humain, au lieu de traduire les vibrations de son âme en pensées , s'est ego-centré et a construit un monde qui lui ressemble séparatif et égocentrique, basé sur l'émotionnel, l'affectif et les désirs. L'humain est complétement prisonnier de ce système où il ne voit pas le bout du tunnel. Pire...... nous continuons à l'alimenter chaque jour car on croit que nous n'avons pas ou plus le choix (il faut payer ses factures, ses dettes, assurer sa survie et celle de sa famille...).

D'où cette petite histoire  pour illustrer ci-dessous....

LE MENTAL CONCRET

Chargé par Zeus, lors de la création du monde, de distribuer les qualités et les dons physiques parmi les êtres vivants, cet imbécile d’Épiméthée oublie de donner la moindre petite qualité aux hommes, qui se retrouvent donc nus et sans défenses par rapport aux autres créatures terrestres.

En voilà un qui porte bien son nom car en grec ancien Epimêtheús signifie « qui réfléchit après coup ».

Aïe…! Tout ceci n’est pas du tout du goût de son frère Prométhée (en grec ancien Promêtheús, « le Prévoyant ») qui, quelques temps plus tôt, avait créé les hommes à partir d’argile et « d’éléments pris un peu partout », dixit Hésiode. Épiméthée a beau s’excuser platement pour ce malencontreux oubli, voir ainsi sa création privée du moindre petit attribut pour lui permettre de survivre dans ce monde hostile rend Prométhée furieux!

   Pour sauver les hommes et réparer l’erreur de son frère, Prométhée se voit donc contraint d’intervenir. D’abord, il fait en sorte que les hommes puissent tenir debout sur leurs deux jambes et leur donne un corps à l’image de celui des Dieux. Mais, Prométhée le sait, cela ne suffira malheureusement pas à leur donner une chance de survie. Avec la complicité d’Athéna, il pénètre donc secrètement dans l’Olympe et va y dérober une étincelle du feu sacré qu’il emporte avec lui, cachée dans une tige de férule et le donne le feu aux hommes.

Mais ce feu symbolique  est en réalité le mental.C'est-à-dire que Prométhée va donner aux premiers hommes la capacité de penser, la capacité de créer et l'art de manier les outils... Ce feu ayant été volé aux dieux, il a été aussi donné à l'homme la capacité de croire aux dieux.

Zeus, au lieu de féliciter Prométhée de son initiative, va au contraire entrer dans une rage folle car voler le feu du ciel c'est donner aux Hommes le mental  qui est l'outil le plus créateur qu'il soit.

Il n'y aurait pas de problème si le mental se servirait juste à transformer les énergies qui viennent d'en haut, de l'âme.

Mais, s'il se met au service de l'émotionnel et de désirs égocentriques, le mental peut devenir absolument destructeur.

Alors, en punition, Zeus fait enchaîner Prométhée à un rocher et très régulièrement un aigle viendra lui manger le foi. Et comme il est immortel, le demi-dieu ne pourra pas en mourir mais va ressentir l'atroce douleur de l'organe ainsi partiellement dévoré, qui rappelons-le est le seul du corps humain qui puisse entièrement se régénérer.

Symboliquement, le foi est le centre du corps émotionnel, lequel revient régulièrement nous  submerger, comme l'organe qui repousse. Les désirs reviennent inlassablement, irrémédiablement, en  N+1.

   Mais en ce qui nous concerne, plus concrètement ,dans nos expériences de vie, nous somme complétement enlisé dans l'émotionnel qui est même attisé et entretenu par nos médias et société, et d'un autre côté nous savons au plus profond de notre être qu'il y a quelque chose d'autre. Cette dichotomie nous écartèle, nous fait souffrir car il y  a en nous cette aspiration, cette intuition et cette inspiration de l'âme authentique que nous sommes en réalité.

LE DIXIÈME TRAVAIL D'HERCULE:

   L'instructeur d'Hercule, Eurysthée, montre à ce dernier une vision de Prométhée aux Enfers. Il lui donne pour mission de le délivrer et le libérer de ses souffrances afin qu'il retrouve la Lumière.

Fort de ses neufs précédents travaux déjà accompli et empli de cette sagesse accumulée, Hercule accepte sa nouvelle mission.

Il descend aux Enfers, amadoue Caron pour lui faire traverser le Styx et rencontre Hadès ,le gardien des Enfers qui l'averti que pour libérer Prométhée, il doit d'abord vaincre le gardien, Cerbère,  un chien à trois têtes et ceci à mains nues.

Car c'est seulement par ses propres qualités internes et personnelles que l'on peut venir à bout de Cerbère, le gardien des Enfers.

   La confrontation est inévitable et très vite les deux têtes extérieures attaquent Hercule avec férocité. La tête centrale restant en retrait.Les deux têtes extérieures représentent le physique et l'intellect. La tête centrale représente l'émotionnel et le désir. Or ce qui nourrit le petit "moi" et la personnalité, le maître du "je" ou du "jeu", c'est cette dernière. La tête centrale.

 

Hercule riche de ses expériences passées se précipite sur cette dernière en évitant les deux autres et l'étouffe. Cerbère est assommé laissant le champ libre.

Cerbère symbolise notre petit "moi", physique, émotionnel et mental concret. Ce sont ces trois têtes qui maintiennent prisonnier et empêchent notre libération. Et nous comprenons là que nous avons tous un Cerbère en nous.

A chaque fois, dans ces travaux reçus par A.A.Bailey nous sommes tous les personnages. Donc dans ce dixième travail nous somme à la fois Prométhée, Cerbère et Hercule.

L'Hercule en nous nous dit qu'il serait temps de lâcher des choses en nous....et décide d'aller délivrer le Prométhée, émotionnellement dépendant de son mental concret, qui est en nous. Mais pour cela il va falloir se confronter à notre propre Cerbère.

Or, il y a sept milliards de Cerbère....un par humain... contre lesquels nous venons nous fracasser. C'est pour cela qu'il est vain de tous les affronter. Par contre chaque femme et chaque homme peut devenir le changement qu'il veut voir arriver, en tuant symboliquement le Cerbère qui est en lui.

Mais pour cela il faut s'attaquer en priorité de la tête centrale, ou à notre l'émotionnel, sans s'occuper des deux autres.... comme l'a fait Hercule, devenu un maître de sagesse à la suite de ses  neufs travaux précédents. Car le problème de l'émotionnel, c'est son égoïsme,  repli sur soi, sur nos habitudes, nos sécurités et nos manques.

Pour atteindre cette tête, il faut savoir se transformer en guerrier pacifique en ouvrant son Cœur. Cela signifie que l'on va prendre en compte de plus en plus la globalité, l'ensemble. Il s'agit d'arrêter de penser qu'à soit et à nos différentes peurs et d'entrer dans le monde des solutions globales et altruistes.

Pour cela il faut être dans la Joie et le vrai Cœur. Dans une pensée mondiale, une mentalité "UNE", en harmonie avec les animaux, les végétaux et les minéraux.

La permaculture (voir le chapitre qui lui est consacré ici) a trois principes: prendre soin de l'Homme, prendre soin de la nature (tous les règnes) et partager avec les autres. Elle a selon moi une vision holistique d'une société responsable,équilibrée, généreuse et altruiste, tournée vers le cœur et non l'intérêt personnel, l'émotionnel ou des peurs comme l'est le survivalisme, par exemple.

Pour rattacher cela au signe du capricorne, on va faire intervenir le dieu à deux têtes Janus (qui a donné "Janvier") et qui regarde d'un côté décembre et de l'autre janvier. Et c'est généralement à partir du 1er janvier qu'on annonce ses bonnes résolutions pour la nouvelle année, qu'on planifie plus ou moins les grosses lignes de sa vie.

 

La capricorne invite, donc ,avec ce changement d'année, à une prise de conscience, à un changement qui doit passer du petit "moi" au global...au Cœur. De passer d'un mental concret (rempli d'émotionnel) à un mental spirituel ou au monde de l'âme (tourné vers le bien commun, le beau et le vrai).

 

Avec le Capricorne nous abordons une autre forme d’initiation d’Hercule qui n’est plus à travailler sur la conscience de lui-même, mais de participer à la nature supérieure de l’être humain. A ce stade d’évolution le Capricorne n’a plus rien à prouver à son instructeur, son action doit servir le monde et encourager les hommes dans l’exemplarité du chemin parcourut.

 

Le Capricorne à besoin d’évoluer dans sa condition sociale, de devenir un maitre d’un enseignement philosophique et pourquoi pas de suivre la voie de ses maitres.La persévérance dans l’effort, la bonne moralité, le temps nécessaire avant toute réalisation sont des qualités chères au Capricorne qui travaillera sans relâche et sans manquer à ces responsabilités.  C’est un chef de famille avertis de ces obligations qui peuvent se manifester très jeune dans sa vie. Que vous ayez le Soleil, la Lune, l’ascendant dans ce signe vous serez tôt ou tard mis face au devoir qu’engendre une situation en bouleversant vos habitudes. C’est à ce moment là que la symbolique du Capricorne prend tout son sens, car il ne peut pas se soustraire au départ du karma de son signe et de la confiance en retour qu’il aura développé.

Le Capricorne mériterais que vous lui portiez davantage de sympathie, car il conserve un cœur d’enfant que peut-être vous ne soupçonnez pas …C'est un signe de Responsabilité d'évolution d'ensemble s'il décide d'aller délivrer son Prométhée et surtout s'il parvint à terrasser son Cerbère intérieur...