date sidérale

LE BÉLIER

21 MARS - 20 AVRIL                                 15 AVRIL - 15 MAI

CAPTURE DES CAVALES MANGEUSES D’HOMMES

PREMIER TRAVAIL:

   Tout commence dans ce signe du Bélier dans lequel Hercule va commencer son initiation de disciple jusqu'au signe du scorpion.

9 marches ou démarches associées à 9 travaux qui vont montrer comment un disciple (celui qui se discipline) progresse.

Ensuite, du Capricorne au Poisson, il est devient un initié et un maître qui a mis en place tout un enseignement, pour les personnes qui veulent aller vers le monde de  l'âme et qui ont un certain niveau de conscience.

Ainsi, la première grande Porte est grande ouverte. Une voix se fit entendre : "Hercule, mon fils, avance. Passe la Porte et pénètre sur le Chemin. Accomplis ton travail et reviens pour m'en rendre compte."

Avec des cris de triomphe, Hercule se précipita, courant entre les piliers de la Porte avec une confiance présomptueuse et sûr de son pouvoir. Ainsi commença le Travail et le premier grand acte de service.

A ce stade, Hercule a déjà le sens de l’Âme. Il a déjà quitté le monde des dépendances et de la personnalité. Il est entré dans une spirale de progression. Avant de commencer ses travaux, il a tuer tous ses instructeurs. Pas physiquement. Cela signifie qu'il s'est libéré de toute instruction, de toute les croyances, de tout attachement, de toutes les chaînes psychologiques de ces derniers  et que désormais il ne pense que par lui-même et fait ses propre choix ...

   Diomède, fils de Mars, réputé fougueux, gouvernait le pays par delà la Porte et il élevait les chevaux et les cavales pour la guerre sur les marais de ses terres. Ces chevaux étaient sauvages et les cavales féroces ; tous les hommes tremblaient à leur approche, car ils ravageaient le pays, causant de grands dégâts, tuant tous les fils des hommes qu'ils rencontraient sur leur chemin. Ils engendraient régulièrement des chevaux des plus sauvages et des plus méchants.

"Capture ces cavales et fais cesser ces actes mauvais" fut l'ordre qui parvint aux oreilles d'Hercule. "Va et délivre ce lointain pays et ceux qui y vivent."

  "Viens, Abdéris, et aide-moi à remplir cette tâche" cria Hercule, appelant l'ami qu'il aimait beaucoup et qui le suivait toujours lorsqu'il allait d'un lieu à l'autre. Abdéris arriva et prit place à ses côtés ; ensemble, ils examinèrent la tâche à accomplir. Dressant soigneusement leurs plans, tous deux suivirent les chevaux qui parcouraient en tous sens les prairies et les marais de ce pays.

Hercule accula finalement les cavales sauvages dans un champ d'où elles ne  pouvaient plus aller nulle part et là il les captura et les attacha. Il cria de joie pour le succès obtenu.

   Si grand était le plaisir de sa prouesse qu'il estima que le fait de tenir les cavales et de les conduire sur le Chemin vers Diomède était au-dessous de sa dignité. Il appela son ami : "Abdéris, viens ici et fais passer les cavales par la Porte." Puis il tourna le dos et alla de l'avant plein d'orgueil.

Mais Abdéris était faible et redoutait la tâche. Il ne put retenir les cavales ni les atteler, ni les conduire sur la trace des pas de son ami. Elles se tournèrent contre lui, le déchirèrent, le piétinèrent et le tuèrent, puis elles s'échappèrent vers les terres les plus sauvages de Diomède.

Accablé de douleur, assagi, humble et découragé, Hercule recommença son travail. De nouveau il chercha les cavales de lieu en lieu, laissant sur le sol son ami moribond. De nouveau il attrapa les cavales et les conduisit luimême par la Porte. Mais Abdéris était mort.

   L'Instructeur le regarda avec attention et envoya les chevaux en un lieu paisible où ils seraient domestiqués et rompus au travail. Les habitants, délivrés de la peur, fêtèrent le libérateur, l'acclamant comme le sauveur du pays. Mais Abdéris était mort. L'Instructeur se tourna vers Hercule et dit : "Le premier travail est terminé, la tâche est faite, mais mal faite".

LE SYMBOLISME:

Que représente le signe du Bélier?

   Hercule, dans ce premier travail est très impétueux et orgueilleux tant il est sûr de sa force et certain de vaincre l'épreuve.

Il l'est tellement qu'il semble trouver  ce travail, d'aller chercher de simples chevaux, même à la réputation de déchiqueter des chaires humaines, un peu limite pour sa réputation et trop facile.

Puisqu'il faut le faire, Hercule s'exécute et rassemble le troupeau et les sangles. C'est tellement facile qu'il trouve la tâche indigne de lui, lui le demi-dieu.

Abdéris va en faire les frais en le payant de sa vie. Et ce travail si simple qui avait commencé dans la joie et la facilité se transforme en une épreuve douloureuse pour Hercule qui non content d avoir perdu son ami, doit recommencer tout depuis le début et maintenant Diomède se dresse sur sur passage pour l'empêcher de lui prendre ses chevaux.

Le roi va également le payer de sa vie, écrasé par ses propre chevaux.

Donc nous voyons ici qu'Hercule a fauté par orgueil  car il n'avait pas encore compris  toute la portée de ce qui lui avait été demandé ni la dimension de sa tâche.

D'autre part, comme pour tous les autres personnages de tous les autres signes, nous sommes tous les protagonistes en même temps, sur le plan symbolique. Ce sont des parties de nous.

Les chevaux:

Ne dit-on pas que le cheval est la plus belle conquête de l'Homme. Aussi loin que l'on regarde, cet animal majestueux  a accompagné les humains. Le cheval a permis à l'humanité de conquérir toute la planète dans ses invasions et migrations. Il lui a permis aussi une certaine industrialisation jusqu'à qu'il soit détrôné par le cheval vapeur.

L'une des exceptions fut le peuple inca écrasé par les conquistadores espagnoles.

 Les conquistadores en armure et son cheval. Face à ces silhouettes inconnues, les Incas crurent voir des extraterrestres.

   Le 16 novembre 1532, accompagné de 168 hommes, Pizarro arrive aux portes de Cajamarca, à moins d'une lieue de l'endroit où séjourne l'empereur.  

Plus de 80 000 guerriers incas, parés de tuniques aux couleurs vives, sont là. Plus loin trône Atahualpa, parfaitement impassible. Les deux camps se font face, terrifiés. Les Incas découvrent pour la première fois des hommes blancs, étrangement barbus. Ils sont éblouis par les armures des conquistadors et sidérés par leurs chevaux, des animaux qu'ils découvrent. Pizarro fend la foule et capture Atahualpa.  

Les Incas sont tétanisés. Les cavaliers espagnols profitent de leur stupéfaction et donnent l'assaut. Quelques heures plus tard, des centaines de cadavres jonchent la place.

   Que représentent ces chevaux. Quel est l'autre ami indissociable de l'homme?

C'est le monde du mental. Le monde de la pensée. On pourrait ainsi dire que le mental est la plus belle des conquêtes de l'homme !

Ce qui nous différencie des animaux c'est bien ce monde de la pensée qui est la capacité d'organiser une réflexion, de répondre à des questions plus ou moins abstraites. Notre civilisation a d'autant plus évolué que notre mental, que nos réflexions ont avancés à travers les sciences, la philosophie, les arts, l'université, la scolarité généralisée ouverte à tous etc...

Le cheval comme le mental sont des coursiers. Ils sont aussi bien à la disposition d'un brigand que du policier qui le poursuit.

Tous deux sont neutres et ne sont qu'un gigantesque pouvoir qui donne de plus en plus de portée à celui qui le monte.

Le mental est un sens (le 6ème) qui ne fait que mettre en pensée, en mots, de mettre en pouvoir ce sur quoi il est branché.

Tant qu'il est branché sur le plan émotionnel, le plan physique,..., le mental sera porteur exclusivement que de pensées à portée émotionnelles ou physiques.

Mais si l'antenne du mental est focalisée plus sur le cœur ou sur l'âme, ce dernier sera porteur de qualités évolutionnaires.

Tout dépend, donc, sur quoi il est focalisé. Et il est très puissant et tout dépend ce qu'on lui donne comme nourriture.

Un vieil homme veut apprendre à son petit-fils ce qu'est la vie.

"En chacun de nous, il y a un combat intérieur" dit-il au jeune garçon. "C'est un combat jusqu'à la mort et il se tient entre deux loups."

"Le premier est ténébreux. Il est la colère, l'envie, le chagrin, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l'infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l'égo."

"Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l'amour, l'espoir, la sérénité, l'humilité, la gentillesse, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi."

Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : "Quel est le loup qui gagne ?"

Le vieil homme sourit et lui répond :

 


« Celui qui gagne, …… c’est celui que tu nourris. »

   Cette jolie métaphore raconte cette dualité qui nous fait parfois souffrir. A l’adolescence, période particulièrement vulnérable, cette lutte est souvent à l’origine de confusions et de comportements chaotiques qui engendrent mal être, crise identitaire et perte de sens.

Ainsi, la réussite et l’épanouissement ne s’acquièrent durablement que par un regard global sur notre singularité et une réconciliation avec soi.
Nourrir son Loup Blanc, c’est retrouver confiance en soi, développer l’estime de soi, comprendre ses leviers de motivation, renforcer sa concentration, devenir responsable de ses choix et atteindre ses objectifs.
Par la connaissance de soi, il s'agit de donner une cohérence entre son « Être » et son « Agir ».

Êtes-vous souvent fâchée ? Vous sentez-vous frustrée ? Êtes-vous au contraire satisfaite et détendue ? Prenez quelques instants pour observer vos loups et vous demander lequel prend le dessus dans votre vie en ce moment.

Quelle nourriture voudriez-vous cesser de fournir à votre loup noir ? Que pourriez-vous donner à manger à votre loup blanc ?

Le noir est plus aisément contenté, plus rapidement, plus naturellement car il vient de l'ego, de la personnalité et des émotions.

Le blanc nécessite un travail de longue haleine pour être rassasié et surtout une prise de conscience tourné vers le cœur véritable et l'Âme.

N’oubliez pas qu’avec le temps, celui qui est nourri se fortifiera et celui qui n’est pas nourri s’affaiblira.

​​

   Donc, nous pouvons générer ces chevaux mangeurs de chaire humaine si  nous ne prêtons pas garde, dans notre quotidien.

Nous pouvons aussi nous auto-manger par nos propres formes pensées négatives.

Une pensée négative est une pensée qui ne va pas dans le sens de l'Amour, dans le sens de l'Unité.

Ainsi, à chaque fois que l'on pense à soit, c'est une pensée négative. A chaque fois que l'on est centré sur soit, on a une forme pensée négative.

   A chaque fois que nous pensons, c'est un peu comme si on émettait un fil, créant une toile tout autour de nous, en lien avec celles d'autrui. Mais dès que je crée des pensées négatives, c'est-à-dire centrées sur "moi", je suis égocentré sur la seule chose qui compte, moi et moi seul.  Il faut vraiment se rendre compte que lorsqu'on est au centre de ses pensées; on est négatif. On s'auto-dévore puisqu'on ne sert pas l'Unité, dans ce monde du "moi-je, centre du monde".

Et on se prend un "selfie" par -ci et un autre par-là. On raconte sa vie sur les réseaux sociaux....bref,on devient narcissique.

   Des stars aux politiques en passant par l'individu lambda, la mode du «selfie», cet autoportrait photographique posté sur les réseaux sociaux, a gagné tout le monde. Pour le philosophe Bertrand Vergely, cette pratique est emblématique du triomphe de l'individualisme, et finalement un signe de solitude.

   L'Ère du vide de Gilles Lipovetsky, est un livre prémonitoire montrant avec trente ans d'avance ce qui explose aujourd'hui, à savoir un individualisme proprement effrayant, sans foi ni loi.

Derrière ce qui semble cool et branché se profile en réalité un monde hard. Si le jeune prend le pouvoir, ce n'est pas pour le partager mais pour son usage exclusif et tyrannique. Au lieu d'être ouvert sur autrui, il est seul, autiste, coincé dans sa bulle, un casque à écouteurs vissé sur la tête. Avec un élément en plus. Non content d'être perdu dans son propre son, il est désormais perdu dans sa propre image grâce aux nouvelles technologies lui permettant de se filmer et de faire circuler son image partout à travers le monde grâce au Web.

Narcisse est sur Instagram. «Plus de 90 millions de "selfies" y ont été postés, précise Nicolas Chemla, International Strategy Officer chez  Being (TBWA). Et le troisième hashtag le plus usité est...#me!» Vanité 2.0: une récente campagne pour Lanvin montre une belle alanguie, embrassant à bouche que veux-tu son reflet dans un miroir. Le nom de la fragrance ? «Me». Parlez-moi de moi, y a que ça qui m'intéresse?

Les marques semblent en tout cas disposées à cajoler les ego.

 

Coca-Cola fait son petit effet en proposant ses canettes dotées de prénoms, alors que Nutella permet à ses addicts de personnaliser ses étiquettes, et qu'en Belgique, la marque de bière Vedett imprime le visage de ses consommateurs sur ses bouteilles. Le géant Unilever a lancé pour Omo, ..., un service sur Internet qui permet de créer ses propres senteurs avant d'apposer, jouissance finale, son propre nom sur le bouchon de lessive...

«Le narcissisme contemporain est un narcissisme de groupe», précise Stéphane Hugon, du CEAQ. Nicolas Chemla, de Being, parle, lui, de la «We-I Generation». «On le voit bien sur les réseaux sociaux: il s'agit, avant tout, de s'aimer à travers les autres".

Me, myself and I: le marketing du narcissisme

05/09/2013 - par Delphine Le Goff

   De même, lorsqu'on se dit être français, chinois, juif ou chrétien...C'est de la violence car on se définie en dehors de l'unité. La non-violence serait de dire que nous sommes terriens ou humains. Car à chaque fois que l'on est dans l'affirmation de soit, on se sépare de l'autre et on crée une bulle dans laquelle nous devenons prisonniers.

Ainsi on s'identifie blanc ou noir, suisse ou italien, roman ou gascon, athée ou pas, etc...etc...et ceci comme un entonnoir dans lequel nous nous enfermons de plus en plus et dans lequel on se sépare des autre, voire de sa propre communauté qui ne pratique pas telle ou telle chose.

Bref ici aussi nous sommes bouffé, rongé par nos formes pensées, des "a priori", qui crée des rancœurs, des anxiétés, des dépressions et de l'obsession avec ce réflexe de vouloir toujours tout généraliser; "Tous les gitans sont des voleurs" ... "Tous les corses sont des fainéants"... "Tous les musulmans sont des terroristes"... et on en fait une loi pour donner une force à ce que l'on pense et ce que l'on dit.

Donc, pour rentrer dans l'unité, il est nécessaire d'être d'avantage en conscience et en maîtrise car:

Surveille tes pensées; car elles deviendront des paroles
Surveille tes paroles; car elles deviendront des actions
Surveille tes actions; car elle deviendront des habitudes
Surveille tes habitudes; car elle deviendront ton caractère
Surveille ton caractère; car il deviendra ton destin

   N'oublions pas non plus que ce mental humain, que nos pensées sont, en quasi totalité, issues de croyances.

Nous croyons en un dogme....il nous bouffe.

Nous croyons en une solution économique. .. il nous détruit. Comme le capitalisme aujourd'hui. Comment arrêté cette crise qui nous mange, pollue toujours notre planète? Comment arrêter cette cavales assoiffée de chaire? C'est impossible de stopper une cavalerie au galop.

Albert Einstein a dit: "On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qu'elle a crée".

Donc pour sortir de nos formes pensées négatives, il va falloir en créer d'autres qui s'imposent à celles-là pour pouvoir passer à autre chose. Mais il faut pour cela se désancrer à nos croyances afin d'envisager l’existence d'autres solutions. Et si nous souffrons dans nos chaires c'est à cause de la résistance à ces changements à venir. Car la résistance est l'obsession à stagner dans des problèmes sans solutions. Et cela nous dévore de l'intérieur.

Ce changement de forme pensée ne viendra pas de l'extérieur mais bien se soit.

   Imaginons que je sois une bulle de savons remplie de toutes les expériences, croyances, préjugés.... qui constituent ma personnalité et de ce que je crois être.

La parois délicate et fragile  qui me sépare du reste de l'univers représente mon corps.

Je décide de rencontrer et fusionner avec une autre bulle de savons, plus ou moins grosse. Je ne serai en contact, alors, qu'avec une infime partie de sa parois extérieure.

Et pourtant, je vais la juger, l'appréhender, l'évaluer que par ce simple et fragile contact à partir de ce qui constitue ma bulle mais sans jamais pénétrer dans l'autre sphère.

   Nos pensées sont modelées à partir de nos émotions, des nos croyances et d'un ensemble d'éducation qui nous a été ingurgitée façon gavage des oies.

Et tout, tout, ttooouuutttt, ce avec lequel nous interagissons n'est que le résultat de nos expériences et c'est avec cela que nous allons tout, tout, ttooouuuttt juger.

Nous allons juger l'autre avec ce qui nous a construit et ce que nous sommes.

Nous allons évaluer une situation à partir de nos expériences passées.

Nous allons passer notre temps à colorer la Réalité et la Vie à travers un prisme de pensées diverses et limitées qui va corroborer les jugements du passé.

C'est ce que l'on appelle l'effet miroir. C'est-à-dire que l'on ne va pas voir la réalité telle qu'elle est mais telle qu'on la perçoit.

Cette image révèle que nous importons chez autrui nos préjugés, nos peurs et nos attentes. Elle nous dit aussi que nous ne voyons jamais comment est l'autre dans sa réalité.

Donc il faut cesser de juger à partir de notre petit ego, maîtriser, nos paroles et nos pensées pour nous même ou pour les autres, nos chevaux "mangeurs d'hommes" en pratiquant le silence et l'innocuité.

Par ce travail intérieur, nous avons , par conséquent, le choix de la paix ou de la guerre.